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CONSOMMATION

540 euros, c’est ce qui manquerait chaque mois aux Français

Avec la hausse des prix et des charges, le gel des salaires, une frange non négligeable de la société française éprouve aujourd'hui des difficultés à boucler ses fins de mois. D’après la dernière édition du baromètre Sofincope, il manquerait 540 euros en moyenne aux Français chaque mois pour vivre convenablement, une somme en hausse de 3 % par rapport à 2012. Les dépenses de loisirs sont évidemment les premières à être sacrifiées.

Il manquerait en moyenne 540 euros aux Français chaque mois - Photo : Andrea Guerra/Flickr/cc

540 euros manquant chaque mois : un montant en hausse par rapport à 2012

Ce montant moyen de 540 euros qui manquerait chaque mois aux Français représente la principale information de l’étude Sofincope publiée jeudi 17 octobre. Et ce n’est pas le montant qui leur permettrait de faire des dépenses de luxe ou de se faire plaisir, mais simplement celui qui leur éviterait d’effectuer un contrôle permanent sur la moindre dépense.

Même s’il résulte d’un sondage, avec toutes les limites de l’exercice, ce chiffre est tout de même représentatif d’une croissance des difficultés financières dans notre pays. Ce montant est en hausse de 15 euros par rapport à l’année précédente (+3 %).

Bien sûr, les résultats diffèrent selon la situation des personnes. Les familles nombreuses estiment qu’il leur manquerait 706 euros par mois, alors que les plus modestes, celles dont les revenus ne dépassent pas les 1 000 euros, considèrent que c’est une somme moyenne de 618 euros qui les aiderait à boucler leurs fins de mois.

La hausse des prix et l’augmentation des charges en ligne de mire

Les résultats de l’étude ne sont pas une réelle surprise. Les salaires des Français, particulièrement ceux des plus modestes, ont tendance à stagner, alors que les dépenses auxquelles ils doivent faire face ne cesse de s’alourdir.

Les deux tiers des personnes interrogées placent la hausse des prix comme première raison aux difficultés éprouvées à boucler les fins de mois. L’étude précise que l’augmentation des prix "demeure une véritable préoccupation pour 75 % des habitants de la région parisienne et 63 % des provinciaux"

Le coût des charges est la seconde raison avancée par 64 % des personnes interrogées, soit une augmentation de 5 points par rapport à l’année dernière. Les personnes qui portent le plus d’attention à ce critère sont les personnes âgées, qui sont 73 % à le mettre en avant.

Le critère du gel des salaires pour expliquer les difficultés est évoqué par 28 % des personnes interrogées.

Les Français réduisent certaines dépenses, mais évidemment pas pour épargner

Les résultats de l’étude n’augurent rien de bon pour la consommation des ménages, ce qui ne peut être que négatif quand on sait que l’anticipation de la demande intérieure par les entreprises influe grandement sur le niveau de l’investissement.

Cette baisse des dépenses ne veut pas dire que les Français épargnent plus, beaucoup ne peuvent pas se le permettre. Ainsi, 63 % des personnes sondées déclarent avoir réduit les sommes d’argent mises de côté.

Sans surprise, ce sont les "dépenses plaisir" qui sont les plus pénalisées par les difficultés des Français à boucler leurs fins de mois. 60 % des personnes interrogées estiment avoir été contraintes de sacrifier une partie de leurs dépenses de loisir. 35 % des personnes admettent avoir restreint leurs sorties.

À l’inverse, les dépenses liées au logement semblent assez peu affectées, puisque 44 % des personnes interrogées considèrent que ce poste de dépense est resté stable. La situation des dépenses alimentaires est relativement similaire.

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