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QATAR

Doha: un Forum économique pour les pays du Printemps arabe

Du 20 au 23 avril 2012 se tient à Doha,au Qatar, le 3ème Forum international sur l’investissement. Organisé en marge de la 13ème Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement, il sera l'occasion de s’interroger sur les causes et les retombées économiques du Printemps arabe.

Plus d’un an après le début du Printemps arabe, l’avenir des pays touchés par la révolution est encore flou. Sans doute parce que la question de l'absence de liberté économique n'a jamais été sérieusement discutée. Elle est pourtant l’une des causes majeures de ce qu’il est désormais d’usage d’appeler le « Printemps arabe ».

L’urgence d’un soutien économique aux pays du Printemps arabe

A l’heure où les libertés politiques préoccupent davantage, le Forum sur l’investissement de Doha sonne comme un rappel. Il y a urgence à aider les pays du Printemps arabe à redémarrer leur machine économique. Sauf à voir s'augmenter la détresse de populations qui ont déjà souffert de ce que l'économiste péruvien Hernando de Soto a pu qualifier d'Apartheid économique.

Un Forum au Qatar pour trouver des solutions à la pauvreté

Réunis au Qatar, des chefs d’entreprise et des dirigeants – parmi lesquels le Premier Ministre turc Recep Tayyip Erdogan, le président du Ghana John Evans Atta Mills, le président tunisien Moncef Marzouki et le Premier ministre du Bangladesh Sheikh Hasina – chercheront à décortiquer les raisons économiques ayant contribué aux soulèvements du Printemps arabe, comme le chômage et la pauvreté.  Il leur incombera aussi d’examiner les moyens de relancer les économies

Le prix de la démocratie

En octobre 2011, le FMI chiffrait le coût du printemps arabe à 40 milliards d’euros : 15 milliards en pertes de production, et 25 milliards en pertes pour les finances publiques. La démocratie a un prix. Pour 2012, les prévisions s’inscrivent à la hausse pour l’ensemble de la région, notamment en cas de retour à la normale des exportations libyennes d’hydrocarbures.

Cela ne saurait toutefois suffire.  Pour sauver les économies des pays concernés, il faudrait déjà pouvoir relancer le tourisme. Or, entre la crise européenne et les incertitudes liées aux transitions politiques,  cet objectif est loin d’être gagné.  La question des perspectives de développement propre des pays en mutation est donc au cœur de leur avenir.

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