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A LA UNE DE « THE ECONOMIST »

Facebook : pour une poignée de dollars

Les semaines se suivent et se ressemblent… encore une remarquable couverture, pleine d’esprit et admirablement conçue, pour The Economist. Une « Une » consacrée forcément, cette semaine, à Facebook. A l’annonce, le 1er février 2012, de sa prochaine entrée en Bourse, les chiffres les plus fous ont circulé quant à sa possible valorisation : entre 75 et 100 milliards de dollars. « Comment une entreprise vieille de seulement huit ans peut-elle valoir autant ? », s’interroge le magazine britannique. Le ton est donné, la problématique exposée. Nous n’en attendions pas moins…

A la une de « The Economist » du 4 février 2012.
Quelle meilleure accroche pour évoquer Facebook que de reproduire une version « exclusive », inventée, du profil Facebook de Mark Zuckerberg, le créateur du réseau social. Et, à dire vrai, la rédaction de The Economist a réservé à ses lecteurs une véritable perle – qui colle parfaitement au ton adopté, à l’intérieur, dans le leading article.

Le faux profil Facebook de Mark Zuckerberg

A première vue, le profil de Mark Zuckerberg est un profil Facebook comme les autres. D’abord, on aperçoit sa photo de profil. Dessus, sa tête d’adolescent attardé dont on s’étonnerait presque que les boutons d’acné aient déjà disparu. Petit rappel, sa date de naissance : 14 mai 1984, il y a moins de 28 ans. Le génie est précoce, pour ceux qui l’auraient oublié. Sa profession : « Seigneur suprême du livre des visages ». Le « livre des visages » alias Facebook, évidemment.

Des « amis Facebook », Mark Zuckerberg en a à la pelle… A commencer par Big Brother, Julius Caesar et, au total, pas moins de 800 millions, whoopps ! On lui en prédit bientôt un milliard – un septième de la population mondiale – et puis, vite, encore plus. Quelques-uns, parmi ses 800 millions, ont souhaité réagir à l’annonce de son entrée en Bourse. Un certain Bill Gates l’invite à se méfier des nombreuses sollicitations financières que le nouveau magot, à la tête duquel il se trouvera, ne manquera pas de lui attirer. Un autre Hu Jintao lui suggère d’échanger les données dont ils disposent. Mitt Romney indique qu’il connaît un bon conseiller fiscal et le Premier ministre grec, Lucas Papademos, le supplie : « Deviendrais-tu mon ami ? » Que de sollicitations !

Ce Mark Zuckerberg parle évidemment anglais, latin aussi et apprend le mandarin. Son morceau de musique préféré est Money for nothing - « De l’argent pour rien » -, un tube du groupe Dire Straits dans les années 1970. Et son jeu favori est… le Monopoly !

Le prix réel du miraculeux Facebook

Une « Une » bien plus amusante que la véritable page Facebook de Mark Zuckerberg. Avec déception, on réalise que le PDG de Facebook n’a en réalité, dans la vraie vie, que 11,4 millions de fans – même s’il a la new timeline. Certes, il apprend bien le mandarin mais n’a pas Hu Jintao dans ses amis – que l’on sache. Il aime Obama-Biden 2012… et poste un peu trop souvent des photos de son chien blanc un peu quelconque. Question de goût.

Heureusement, le boss y publie régulièrement des conseils de lecture et on s’étonne de ne pas y trouver cet article de The Economist qui, à l’intérieur du magazine, s’interroge sur le prix réel du miraculeux Facebook. Une analyse, pas dénuée de cynisme, mais assez optimiste quant la capitalisation sur le marché de l'entreprise. 100 milliards de dollars, c’est énorme mais, après tout, Google vaut bien 190 milliards, Microsoft 250 milliards et Apple 425 milliards. Et les possibilités en terme de social commerce n’ont qu’à peine commencé à être exploitées. A lire.

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