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La Birmanie, elle aussi, veut jouer à la guerre
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Depuis 1981, les Etats-Unis et la Thaïlande organisent chaque année le plus grand exercice militaire au monde, le Cobra Gold. S’ouvrant peu à peu à la démocratie, la Birmanie aimerait elle aussi rejoindre la partie, mais son passé autoritaire pourrait l’en empêcher.

Débarquement de troupes lors de l'exercice Cobra Gold (Photo : defenseindustrydaily.com).
Organisée par les Etats-Unis et la Thaïlande, l’un des premiers pays asiatiques à avoir contracté une alliance sécuritaire avec les Etats-Unis, l’opération fait montre, pendant une semaine, de l’étendue de la force de frappe américaine : exercices de tirs réels, opérations de recherche et sauvetage, débarquement avec véhicules amphibies et avions de combat. De nombreux alliés asiatiques des Américains – Japon, Corée du Sud, Singapour, Indonésie – ont rejoint l’exercice et s’entraînent ensemble pour trouver des solutions efficaces aux défis communs.
La Birmanie a-t-elle une chance d’être invitée ?

Cérémonie d'ouverture de Cobra Gold 2011 à Chiang Mai, en Thailande (Photo : Thai Army).
Pour beaucoup, la rencontre entre la secrétaire d’État et Thein Sein, le nouveau président réformateur birman, est politiquement acceptable. Mais voir les troupes américaines marcher à l’unisson avec une armée réputée pour le travail forcé, les bombardements sur des villages ethniques et qui ouvre le feu sur les manifestants ne l’est pas. Dans l’esprit d’une majorité d'observateurs internationaux, l’armée birmane reste le mal incarné.
La Birmanie peut toujours espérer profiter d’une opportunité moins controversée, comme l’envoi de troupes afin d’observer la simulation. Mais des Marines américains prenant d’assaut une colline aux côtés d’un commando birman ? Même dans le cadre d’un exercice militaire, cela reste impensable.
GlobalPost/Adaptation Antoine Le Lay pour JOL Press
Ecrit par Patrick Winn
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publié le 14/02/2012 - mis à jour le 21/02/2012
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