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ÉTATS-UNIS

La capuche se porte en hommage à Trayvon Martin

Onde de choc aux États-Unis. Depuis la mort de Trayvon Martin, ce jeune afro-américain de Floride, le 26 février dernier, des milliers d’Américains défilent dans les rues des grandes villes en réclamant justice pour cet adolescent de 17 ans. Leur signe de ralliement : la capuche, symbole d’un crime commis pour délit de faciès.

« Marche des Millions de capuches » organisée le 21 mars à New York. Photo : bogieharmond / cc

Les États-Unis arborent désormais une capuche. Non par effet de mode, mais en signe de protestation. Depuis le 26 février dernier, le sweat à capuche est devenu le porte-flambeau d’un mouvement contestataire né suite à l'assassinat d’un adolescent noir de 17 ans, à Sanford, en Floride.

Des milliers de capuches pour Trayvon Martin

Trayvon Martin, jeune afro-américain a été abattu dans son quartier, par George Zimmermann, 28 ans, un homme d’origine hispanique, qui s’était porté volontaire pour effectuer des rondes de surveillance dans la banlieue résidentielle de son quartier d’Orlando.

Le soir de sa mort, Trayvon Martin portait un sweat, capuche relevée. C’est l’attitude de ce jeune homme qui a fait douter son meurtrier de ses bonnes intentions. George Zimmermann n’a pas hésité à le tuer de sang-froid.

Depuis sa mort, une véritable vague d’indignation a déferlé sur les États-Unis. Des milliers de manifestants ont défilé dans plusieurs villes du pays pour dénoncer un crime commis pour délit de faciès. Ils exigent l’arrestation de l’assassin présumé, toujours en liberté, et contre qui aucune charge n’a pour le moment été retenue.

Mort pour délit de faciès

L’enquête de la police locale est vivement critiquée. Pour les défenseurs de la cause de Trayvon Martin, la police de Sanford chercherait à protéger le meurtrier. Ces soupçons ont été alimentés par la relaxe survenue quelques heures seulement après son arrestation, la nuit du meurtre. L’inculpé avait invoqué un cas de légitime défense.

Les élus américains se sont également emparés du dossier Trayvon MartinBobby Rush, un élu noir à la Chambre des représentants s’est fait remarquer pour avoir retiré sa veste de costume en pleine session et ainsi montrer le sweat à capuche qu’il portait pour l’occasion. « Le délit de faciès doit cesser ! » a-t-il alors lancé. « Porter un sweat à capuche ne fait pas de quelqu’un un voyou. »

En Californie, d’autres élus se sont également affichés lors d’une manifestation, vêtus de sweat, afin de demander au gouvernement fédéral de démarrer une enquête sur ce crime.

« Ce gars ne ressemble à rien de bon »

Pour beaucoup, Trayvon Martin est mort à cause de sa tenue vestimentaire.

Le 26 février dernier, le jeune homme de 17 ans marchait dans la rue afin de se rendre au domicile de son père, après avoir fait quelques courses dans un supermarché de son quartier.

George Zimmerman, volontaire pour effectuer une ronde de surveillance, a appelé le 911 afin de signaler la présence d’un individu suspect. « Ce gars ne ressemble à rien de bon, il est peut-être drogué où quelque chose... Il pleut et il marche en regardant partout autour de lui  » aurait-il alors dit aux forces de l’ordre.

La police lui aurait conseillé de ne pas interpeller ni suivre l’adolescent, consigne qu’il aurait manifestement écarté. C’est alors que George Zimmerman aurait sorti son arme pour abattre l’adolescent.

La police a par la suite révélé avoir reçu l’appel d’une habitante du quartier. Celle-ci aurait entendu un « à l’aide » provenant de la rue, juste avant d’entendre les coups de feu qui ont tué Trayvon martin.

> Retour au dossier : George Zimmerman risque la prison à perpétuité

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