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RÉPRESSION

Les immolations de Tibétains se multiplient

Depuis le 10 mars, les Tibétains tentent de commémorer la révolte antichinoise de mars 1959, qui avait conduit au départ en exil du dalaï-lama. Dans la région autonome du Tibet et dans les provinces à forte population tibétaine (Sichuan, Gansu, Qinghai), manifestations et immolations se multiplient.

Les émeutes ont pris de l'ampleur à Rebkong, petite ville tibétaine au sud de Xining, la capitale de la province du Qinghai. En quelques jours la semaine dernière, la petite ville a connu des manifestations de collégiens (vidéo ci-dessus), l'immolation par le feu d'un moine de 34 ans, Jamyang Palden, au grand monastère de Rongwo gönchen le 14 mars. Puis celle, samedi 17, de Sonam Dhargye, un agriculteur de 43 ans, père de trois enfants (vidéo ci-dessous). C'est le trentième Tibétain à s'être immolé par le feu depuis 2009. 

Selon des informations fournies par le réseau des Etudiants pour un Tibet libre, près de 2000 Tibétains ont manifesté, lundi 19 mars, à Malho, au Tibet oriental

Pour lutter contre l'influence du dalaï-lama, en exil en Inde, Pékin a entrepris de prendre le contrôle des monastères tibétains, en placant leur gestion sous l'autorité des cadres et des policiers chinois. L'enseignement de la langue tibétaine devient de plus en plus difficile dans les écoles. Protestant contre les discriminations et la répression brutale dont ils font l'objet, certains Tibétains, désespérés, recourent désormais à l'auto-immolation pour se faire entendre. Mourir en martyr pour alerter sur le sort du peuple tibétain, à l'heure où tous les pays du monde ne songent qu'à commercer avec la Chine... Un combat de David contre Goliath.

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