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JAPON

Les taux de radiation restent mortels à Fukushima

Les dommages subis par les réacteurs de la centrale de Fukushima sont pires que prévus. Une enquête interne, publiée mardi 27 mars, révèle qu’ils émettent toujours un taux de radioactivité mortel pour l’homme.

Les taux de radioactivité observés inquiètent les autorités/ cc
Un rapport alarmant. Un an après le tsunami et la catastrophe nucléaire qui a suivi, la situation ne semble pas s'arranger sur le site de la centrale nucléaire japonaise.

Une fuite dans les bassins réfrigérants

Les agents de l’opérateur Tokyo Electric Power Company (TEPCO) ont également découvert que le niveau des bassins réfrigérants du réacteur numéro deux de la centrale de Fukushima Daiichi avait considérablement baissé depuis les dernières estimations. La chambre de confinement baignait sous dix mètres d’eau en décembre. Il ne reste désormais plus que 60 centimètres. Une info qui suscite de vives inquiétudes, et qui rend difficile le démantèlement prévu.

Des taux de radiation en hausse

C’était la seconde fois, depuis l’incident qui avait entraîné la fusion, qu’une sonde munie d’une caméra et d’un thermomètre pénétrait dans la chambre de confinement du réacteur. Les taux de radioactivité qui ont été mesurés sont les plus hauts constatés sur la centrale, puisqu’ils étaient dix fois supérieurs à la dose létale. Le niveau de radiation s’élève désormais à 70 Sieverts de l’heure ( l’unité d’évaluation de l’impact du rayonnement radioactif ) alors que les précédentes évaluations le situaient aux alentours de 10 Sieverts.

Un démantèlement retardé ?

Tepco approfondie les recherches afin de savoir si ces hauts taux de radiations affecteront directement le démantèlement, prévu sur une période de 30 à 40 ans. Junichi Matsumoto, le porte-parole de l’entreprise, a déclaré que « ces taux étaient extrêmement élevés » et que la firme devrait « concevoir des équipements assez robustes pour supporter l’extraction du combustible fondu »*

Il a toutefois signalé que, malgré ces soucis, la centrale restait en état d’arrêt à froid car les bassins réfrigérants se maintenaient à une température de 122 degrés, relève L’Associated Press.

GlobalPost - Adaptation Henri Lahera pour JOL Press

 

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