Dans le rétro
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Les temps forts de l’année 2011: de juillet à septembre
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À l’heure des bilans, 2011 a été particulièrement riche en actualité. Il est encore un peu tôt pour tirer tous les enseignements des événements de l’année, pour envisager leurs suites et leurs portées. Avant tout, nous vous proposons un court voyage de quelques mois en arrière, afin de passer en revue ces grands, heureux ou malheureux, moments de l’année. Troisième étape : de juillet à septembre.

Le « Printemps arabe » n’en finit pas...
Libye : la bataille de Tripoli aura bien lieu…
Début juillet, toujours appuyés par les forces aériennes de l’OTAN, les insurgés lancent une succession d’offensives sur les différents fronts ouverts à travers le pays. Brega est prise le 18 juillet et les forces loyalistes battent en retraite vers Ras Lanouf. À la mi-août, Misrata tombe à son tour.

Un Kadhafi menaçant à la télévision
À la fin du mois de septembre, le 29, Moussa Ibrahim, porte-parole de régime déchu, est arrêté. Des poches de résistance demeurent. De nombreuses rumeurs circulent quant à la localisation de Mouammar Kadhafi et ses stratégies de contre-offensive.
Syrie : contestation-répression, une instoppable fuite en avant

Fin août, les efforts d’organisation de l’opposition permettent de réaliser une avancée majeure. Le Conseil National Syrien est fondé. Il a pour objectif de coordonner les opposants et de mener les opérations contre les forces de répression. Le CNT libyen est symboliquement la première structure internationale à le reconnaître.
Contrairement à ce que l’on observe en Libye, la situation syrienne demeure très confuse et, la communauté internationale devant se contenter de sanctions quelque peu symboliques, l’opposition n’est pas en mesure de lutter véritablement contre le pouvoir de Bachar Al-Assad, qui, pour sa part, semble déterminer à s’accrocher au pouvoir.
Égypte : ouverture du procès d’Hosni Moubarak
La transition se poursuit lentement. L’opposition, celle qui a campé sur la place Tahrir, craint toujours d’être privée de sa révolution par une armée qui détient toujours le pouvoir. Le 8 juillet, une grande manifestation est organisée pour dénoncer l’impunité dont bénéficient les policiers responsables de violences et exiger des mesures pour atténuer les effets de la crise économique et sociale.

Hosni Moubarak et ses fils
Les audiences, suspendues peu après leur ouverture, en raison, notamment, d’affrontements entre partisans et opposants de l’ancien chef d’État, reprendront brièvement en septembre pour être à nouveau interrompues.
Tunisie : les élections du 24 juillet sont repoussées au 23 octobre
Anders Behring Breivik sème la mort à Oslo
Vendredi 22 juillet, un double attentat à Oslo, en Norvège, fait 76 morts. L’auteur, Anders Behring Breivik, est un norvégien de 32 ans proche des milieux d’extrême-droite. Il est arrêté par la police et reconnaît les faits. Il préparait son double geste depuis deux ans. Retour sur le déroulement du premier attentat de l’histoire du pays scandinave.
En milieu d’après-midi à Oslo, une voiture piégée explose en plein cœur du quartier officiel, à proximité immédiate de l’immeuble abritant le siège du Premier ministre norvégien, absent à ce moment-là, et d’un autre immeuble occupé par la rédaction du plus grand tabloïde norvégien, le Verdens Gang. Sept personnes sont tuées et neuf autres grièvement blessées dans l’explosion de la bombe.
Peu après, vers 16 h 50, un homme armé d’un fusil automatique déguisé en policier ouvre le feu dans un meeting de la jeunesse travailliste à Utoeya, une île en grande banlieue d’Oslo. Pendant 45 minutes l’homme tire sur les jeunes, tous âgés entre 14 et 20 ans. Le Premier ministre Jens Stoltenberg devait initialement s’y rendre. L’homme s’est introduit dans le camp en prétendant vouloir s’assurer de la sécurité des participants après l’explosion d’Oslo et a tiré sur les participants.
Les Norvégiens sont sous le choc...
À un an des JO, les émeutes embrasent Londres
Les émeutes commencent samedi 13 août, à Tottenham, un quartier défavorisé du nord de Londres, en réponse au décès d’un homme de 29 ans suspecté d’appartenir à un gang et tué lors d’une opération de police. Elles ont, ensuite, gagné non seulement de nombreux autres quartiers - notamment Croydon au sud, Hackney à l’est et Ealing à l’ouest - mais aussi les villes de Birmingham, Liverpool, Nottingham et Bristol.
Partout, des hordes d’individus masqués, pour la plupart des adolescents et jeunes adultes cachés par des cagoules ou des bandanas, ont pris d’assaut et pillé des centaines de magasins, mettant le feu à des dizaines de bâtiments, y compris des bureaux et des appartements. Loin d’être ainsi limité à des quartiers réputés « difficiles » comme Hackney, le phénomène s’est étendu à des zones chics et résidentielles, comme Ealing, un quartier verdoyant connu pour son calme.
Le quatrième soir, un total de 16 000 policiers sont mobilisés à travers la capitale. Actes de violence et de vandalisme gratuits ou cri de rage d’une jeunesse désaffectée laissée en marge de la société, ces émeutes sont la plus grosse crise politique à laquelle le Premier ministre David Cameron a à faire face depuis son début de mandat. Son refus initial d’écourter son séjour toscan pour rentrer dans la capitale en flammes a été largement critiqué. Sa capacité à restaurer rapidement l’ordre à Londres et dans les autres villes britanniques touchées lui a permis d’éviter que cette crise ne se transforme en bérézina.
Les Indignés occupent Wall Street et le monde...
Parti d’Espagne, le 15 mai, le mouvement des « Indignés » s’étend. Au début de l’été, les mobilisations sont bien moindres. Il s’agit, le plus souvent, de manifestations quotidiennes rassemblant au plus quelques centaines de personnes. Parfois seulement, des camps sont montés.
Le 3 août 2011, le président iranien Mahmoud Ahmedinejad déclare que l’existence de tels mouvements et la répression que ceux-ci subissent montre le manque de démocratie en Europe…

Des "indignés" à Wall Street
Et, de l’autre côté de l’Atlantique, le magazine canadien Adbusters propose d’occuper Wall Street par une manifestation pacifique. Le 23 août, le collectif Anonymous invite ses membres à y participer. Une assemblée générale a lieu à Tompkins Square park le 3 septembre. Le début de l’occupation est prévu pour le 17 septembre. Lors d’une conférence de presse tenue avant le début des protestations, le maire de New York, Michael Bloomberg, affirme que « le peuple a le droit de protester, et s’il veut protester, nous serons heureux de nous assurer qu’il aura des lieux pour le faire ».
Le premier jour d’occupation de Wall Street, environ 1 000 personnes sont présentes. Les officiers du NYPD interdisent aux manifestants d’ériger des tentes. Environ 80 arrestations ont lieu le 24 septembre, après que les manifestants ont forcé le blocage par la police de plusieurs rues. Pourtant, les manifestants d’Occupy Wall Street s’installent, ils occupent Wall Street et le quartier financier pour demander, notamment, une meilleure équité dans la répartition des richesses, davantage de justice sociale.
La Palestine à l’ONU : le va-tout de Mahmoud Abbas
Vendredi 23 septembre, la Palestine demande officiellement à devenir le 194e État membre des Nations unies. Il est 11 h 46, à New York, quand le président de l’Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, remet au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-Moon, la demande d’adhésion à part entière d’un État de Palestine. Cette demande est alors transmise au Conseil de sécurité, comme le prévoit la procédure de l’ONU, qui pourra donner sa réponse dans plusieurs semaines.

Mahmoud Abbas à l'ONU
L’initiative de Mahmoud Abbas, un modéré de 76 ans, hostile à la violence, illustre la désillusion des Palestiniens après vingt années de discussions, sous le parrainage des États-Unis, discussions qui n’ont pas permis de surmonter les principaux obstacles sur le chemin de la paix – la colonisation juive en Cisjordanie, le statut de Jérusalem et la question des réfugiés.
Quelques jours auparavant, toujours à New York... l’émotion des 10 ans du 11-Septembre
Dix ans, jour pour jour, après les attaques terroristes contre New York et Washington, de nombreuses cérémonies se déroulent ce dimanche. Si la plus symbolique a eu pour cadre Ground Zero au sud de Manhattan, le souvenir de l’attaque d’Al-Qaïda a été commémoré aux quatre coins du monde. C’est la première journée du souvenir depuis la mort d’Oussama ben Laden.

Memorial du 11-Septembre à Ground Zero, New York
> Notre récit des commémorations du 11-Septembre dans le monde...
Pendant ce temps-là dans le reste du monde...
8 Juillet – États-Unis
C’est la fin d’un rêve : la Nasa procède ce 8 juillet 2011 au dernier lancement d’Atlantis, l’ultime lancement d’une navette spatiale américaine. Atlantis entame une mission de 12 jours avec quatre astronautes à bord, en route vers la Station spatiale internationale (ISS). À la fin de cette mission, Atlantis ira au musée en compagnie de Discovery et d’Endeavour. La fin d’une époque entamée en avril 1981 avec le premier décollage de Columbia !
9 Juillet - Soudan du Sud
Le Soudan du Sud proclame son indépendance après un conflit de près de 50 ans avec le Nord (des millions de morts). Il devient le 193e État membre de l'ONU.
17 Juillet – Afghanistan
L’Otan transmet ses responsabilités aux autorités afghanes dans une première province, lançant le processus de « transition » qui doit s’achever, fin 2014, avec le départ des troupes de la coalition (130 000 hommes). La deuxième phase de la transition est lancée le 1er décembre.
2 août – États-Unis
Après des semaines de bataille, le Congrès autorise un relèvement du plafond de la dette (plus de 14 500 mds de dollars), évitant au pays un défaut de paiement. Avec un taux de chômage de 9,2 % et une croissance faible (1,3 %), les États-Unis se voient privés pour la première fois de leur « AAA » par l’agence de notation Standard and Poor’s.
16 au 21 août – Espagne
Journées mondiales de la jeunesse (JMJ) : la jeunesse catholique du monde entier se retrouve autour du pape Benoît XVI.
25 Septembre – France
À l’occasion des élections sénatoriales, la gauche obtient la majorité pour la première fois depuis les débuts de la Ve République, en 1958.
Ecrit par Franck Guillory
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publié le 28/12/2011 - mis à jour le 04/01/2012
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