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Pierre Schœndoerffer, l'œil de l'Indochine
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Coincé dans l'enfer de Diên Biên Phu, Pierre Schœndoerffer avait vécu la guerre au plus près. Le cinéaste est mort, mardi 13 mars, à l'âge de 83 ans. Toute sa vie, il n'a eu de cesse de retranscrire à l'écran l'ambiance et l'effroi des grands conflits.

Schœndoerffer au Vietnam pour « La section Anderson».
Compagnon de route de Joseph Kessel et vétéran de Diên Biên Phu, Schœndorffer aura couvert trois grands conflits du vingtième siècle, ainsi que la guerre d'Afghanistan. Sa volonté de concilier journalisme de guerre et cinéma a donné naissance à une oeuvre hybride, où la fiction et la réalité se confondent. Sa vision et sa façon de traiter le quotidien des combattants inspireront Coppola et Oliver Stone pour Apocalypse Now et Platoon.
Cet amoureux des romans d'aventure de Melville s'est éteint avec la satisfaction d'une vie riche en rebondissements : marin, prisonnier du Viet Minh, cinéaste casse-cou puis écrivain respecté, Schœndoerffer aura vécu en gentleman aventurier, traînant ses carnets et caméras du Festival de Cannes aux zones tribales de l'Afghanistan.
L'annonce de sa mort a été suivie des hommages respectifs de l'Académie des beaux-arts, de la présidence de la République et de François Hollande.
Ecrit par Emmanuel Brousse
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publié le 14/03/2012 - mis à jour le 21/03/2012
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