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ÉTATS-UNIS

Une «Marche des capuches» pour Trayvon Martin

Trayvon Martin, jeune Américain de 17 ans, a été froidement abattu, le 26 février en Floride, par un volontaire chargé de la sécurité dans son quartier. Le suspect est actuellement toujours en liberté, « faute de preuves ». Des citoyens se mobilisent.

Trayvon Martin, 17 ans, rentrait à la maison lorsqu'il a été abattu par George Zimmerman.
Une « Marche du million de capuches » a réuni près de 1 000 personnes à New York, jeudi 22 mars, afin de soutenir la cause de Trayvon Martin, 17 ans, qui portait une capuche lorsqu’il a été tué par balle en Floride par un bénévole de surveillance de son quartier, le 26 février.

Les politiques se rangent derrière la famille Martin

Pendant ce temps, les responsables politiques en Floride et leaders d’organisations de défense des droits de l’homme se sont réunis pour congédier le chef de la police, alors que de nouveaux éléments ont été révélés, mercredi 21 mars, concernant la tenue de l’enquête par la police.

« La réalité, c’est que les gens de cette communauté ont perdu la confiance qu’ils avaient mise dans la capacité du chef de la police de garder leurs enfants en sécurité », déclare Benjamin Jealous, président de l’Association nationale pour la promotion des gens de couleurs (NAACP).

La députée de Floride Frederica Wilson, membre du Caucus noir du Congrès, déclarait sur CNN : « Non seulement je tiens à ce que ça arrive, mais je me joins à eux pour être sûre que cela arrive. »

S’adressant à la Chambre des représentants, la députée Corrine Brown a critiqué l’enquête de la police sur le tireur, George Zimmerman, qui reste libre, « faute de preuves » près d’un mois et demi après avoir tiré sur Trayvon Martin à Sanford, près d’Orlando.

Une enquête étouffée

« Pas de tests de stupéfiants. Pas de test d’alcoolémie. Pas de détecteur de mensonges. C’est juste par des paroles qu’il s’est senti menacé, donc il a tiré pour tuer. C’est inacceptable », déclare Corrine Brown, également membre du Caucus noir du Congrès.

Trayvon Martin n’était pas armé et marchait pour se rendre à la maison de son père après avoir fait quelques courses dans un supermarché.

L’enregistrement d’un appel vers le 911 a révélé que George Zimmerman, 28 ans, avait appelé la police avant de tirer. « Ce gars ne ressemble à rien de bon, il est peut-être drogué ou quelque chose. Il pleut et il marche en regardant autour de lui », entend-on sur la bande sonore.

Il a alors été conseillé à George Zimmerman, un Hispanique ayant obtenu une licence de port d’arme, de ne pas suivre l’adolescent, conseil qu’il n’a pas écouté.

Quelques instants plus tard, une habitante du quartier a également composé le 911 pour déclarer avoir entendu quelqu’un appeler « à l’aide » puis des coups de feu.

Les parents de Trayvon Martin réclame justice

Les parents de Trayvon Martin se sont joints à la marche, en mémoire de leur fils, affirmant qu’ils lutteraient pour rendre justice à leur enfant. « Mon fils ne méritait pas de mourir », a déclaré son père, Tracy Martin.

Sybrina Fulton, la mère de Trayvon, a déclaré à la foule : « Mon cœur souffre, mais voir votre soutien fait vraiment une différence. »

« Je souffre parce que cet homme n’a pas été arrêté. Je sens que la police de Stanford a décidé de faire le juge et le jury, et je veux que cet homme soit arrêté et qu’il soit traîné en justice. »

Tous les manifestants portaient des capuches afin de montrer qu’un noir, avec une capuche, n’était pas automatiquement « suspect » et pour exiger la fin du profilage racial.

GlobalPost/Adaptation Sybille de Laroque pour JOL Press

> Retour au dossier : George Zimmerman risque la prison à perpétuité

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