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PRIMAIRES RÉPUBLICAINES

Victoire éclatante de Mitt Romney dans le fief d'Obama

Une victoire qui pourrait se révéler décisive pour Mitt Romney. Pour la première fois depuis le début des primaires, l'ancien gouverneur du Massachusetts, champion des républicains modérés, parvient à enchaîner les victoires : après Porto Rico, les Mariannes du Nord et les îles Vierges américaines, il l'emporte largement dans l'Illinois, le fief de Barack Obama.

Mitt Romney salue ses partisans après sa victoire dans l'Illinois.
L'Illinois, c'est le fief du président Barack Obama. Mais, du point de vue des primaires républicaines, c'est surtout un Etat comptant une large population ouvrière et des républicains plus conservateurs que dans l'est du pays. Le match s'annonçait serré, Mitt Romney remporte, ce mardi 20 mars, une large victoire qui pourrait se révéler décisive. Sur 95% des bulletins dépouillés, Mitt Romney s'impose avec 47% des voix, devant Rick Santorum, à 35%, et Ron Paul et Newt Gingrich, qui avaient fait l'impasse sur cet Etat (9 et 8%). 

Mitt Romney, revigoré, cible Barack Obama

Fort de sa victoire, Mitt Romney a pris de la hauteur et, anticipant sur son investiture finale, s'en est pris à Barack Obama. C'est un exercice imposé de ces primaires : dans chaque Etat, le vainqueur endosse les habits du candidat à la présidentielle et cible le président sortant. Cette fois-ci, Mitt Romney a livré son discours le plus convaincant, à la fois passionné et – pour la première fois – avec une certaine authenticité, estiment les observateurs. Mitt Romney n'est peut-être pas l'homme providentiel que les républicains attendaient, mais il apparaît certainement comme l'homme le plus présidentiable.

Il s'en est pris presque exclusivement à Barack Obama, « le professeur de droit» , qui « croit que plus d'Etat va sauver le pays ». « Assez!, a tonné Romney, assez d'Obama, il est temps de restaurer la liberté économique de ce pays ». Pour cela, il faut « un homme qui a l'expérience d'avoir créé des emplois et des entreprises ».

Quels espoirs pour Rick Santorum ?

Avant le scrutin de mardi, selon le décompte de CNN, Mitt Romney avait engrangé 521 délégués contre 239 à Santorum. A ceux-ci, il pourra ajouter l'essentiel des 44 délégués de l'Illinois.

Techniquement, on se trouve donc à la mi-parcours de ces primaires : 1144 délégués sont nécessaires pour s'assurer l'investiture lors de la convention de Tampa au mois d'août. Pour Rick Santorum, les maths sont compliquées. S'il veut espérer empêcher Mitt Romney d'atteindre le nombre magique, il va devoir remporter d'autres Etats que ceux de la colonne rouge du Midwest, ultra-conservatrice, qui lui a jusqu'ici bien réussi. S'imposer dans des Etats de l'Ouest, notamment, comme la Californie ou l'Oregon. Et s'il n'a pas réussi de coup dans l'Illinois, sa mission va presque devenir impossible sur des terres moins favorables.

Pour Newt Gingrich, la situation se complique un peu plus. Il pourrait être forcé de jeter l'éponge, estiment la plupart des experts. Cela pourrait être la dernière chance aussi pour Rick Santorum, qui compte bénéficier d'un bon report des voix des supporters de l'ancien président de la Chambre des représentants. Réponse lors du prochain scrutin en Louisiane, samedi 24 mars.

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