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LA FIN D'UNE ÉPOQUE

Blackberry: dégraissage avant liquidation?

Alors que, à Waterloo au Canada, Blackberry licencie un tiers son équipe, d'autres entreprises de technologie, telles Google et Motorola, en profitent pour recruter de nouveaux talents.

Blackberry (crédit: m lobo/flikr/cc )


Motorola Mobility a déclaré, jeudi 26 septembre, que ses dirigeants envisageaient d'installer une nouvelle unité de production à Waterloo, à une heure de route de Toronto dans l'Ontario. Waterloo ? Oui, Waterloo, là même où Blackberry est installé et là où de nombreux collaborateurs de l'entreprise de téléphonie se retrouvent sur le carreau, licenciés.

La chasse aux ex-Blackerry

"Nous avons une fenêtre d'opportunité étroite, il nous faut planifier et grandir", a déclaré Derek Phillips, le directeur de l'ingénierie de Motorola au Canada. Phillips n'a pas précisé le nombre de nouvelles embauches, mais a déclaré que l'entreprise cherchait de nouveaux talents dans le secteur informatique.

La majorité des entreprises de technologie locales sont de petites "startups" qui ne cherchent qu'à grandir, comme ce fut le cas pour Blackberry ou "Research in Montion" - comme s'appelait la marque dans les années 1990. A l'époque, Blackberry était une entreprise pionnière dans les services d'e-mails adaptés aux téléphones cellulaires.

Waterloo, morne plaine...

Le climat a bien changé dans cette région de l'Ontario et BlackBerry dégraisse. Vendredi 27 septembre, l'entreprise, qui affiche un milliard de dollars de pertes pour le seul premier trimestre, a annoncé qu'environ 4 500 de ses employés seront remerciés - ce qui représente plus d'un tiers de ses effectifs mondiaux.

Lundi 30 septembre, l'arrêt de mort de Blackberry a peut-être été signé. Un accord aurait été conclu en vue d'une vente - pour 4,7 milliards de dollars - à un actionnaire principal (Fairfax Financial Holdings). Une annonce qui n'a pas encore été confirmée - mais qui semble, pourtant, tout à fait plausible.

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