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Cardinali André dit dédé de Montreuil

Cardinali André dit dédé de Montreuil

Secrétaire de Jean-Jacques Servan-Schreiber. Créateur d'événements culturels.                                        

A propos de l'auteur

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Pour faire découvrir mon parcours, mes rencontres et ma passion envers la jeunesse. C'est mon devoir et ma passion, car je n'oublierai jamais que des adultes l'ont fait pour moi, lorsque j'étais jeune.  

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MORT DU PRIX NOBEL RITA LEVI-MONTALCINI

Hommage aux femmes qui ont marqué le monde

Alors que la grande scientifique italienne Rita Levi-Montalcini vient de s'éteindre à l'âge de 103 ans, André Cardinali revient sur quelques figures féminines exceptionnelles qui ont marqué leur époque.

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Rita Levi-Montalcini, prix Nobel de Médecine, une grande dame qui a marqué son époque. Photo: Wikipédia. CC.
« Le secret de la vie est de continuer à penser. Et de cesser de penser à nous-mêmes. »  Voilà ce que disait la grande scientifique italienne Rita Levi-Montalcini qui vient de s’éteindre à 103 ans. « Que le corps fasse ce qu’il veut. Je ne suis pas mon corps. Je suis mon esprit. »

Lauréate du Prix Nobel de médecine en 1986 pour la découverte et l’identification du « facteur de croissance des cellules nerveuses, une protéine fondamentale dans le développement du cerveau » .

Elle a contribué à briser le dogme selon lequel, au coeur de notre matière grise, « tout peut mourir, rien ne peut être régénéré », pour dire que notre organe peut en permanence produire de nouveaux neurones.

En 1992, Madame Levi-Montalcini avait aussi créé une fondation d’aide à la jeunesse, à la devise claire : « Le futur appartient aux jeunes ».

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Cette grande Dame m’a donné envie d’écrire un billet sur les femmes qui m’ont fasciné et qui ont marqué le monde.

Olympe de Gouges

Marie-Olympe de Gouges est morte guillotinée à Paris, le 3 novembre 1793. Femme de lettres, politique et polémiste. Auteure de la Déclaration des droits de la femme et de la citoyenne et de l’abolition de l’esclavage des Noirs. Elle est devenue emblématique des mouvements pour la libération des femmes, et pour l’humanisme en général. Elle demanda l’instauration du divorce – le premier et seul droit conféré aux femmes par la Révolution . S’indignant de voir les femmes accoucher dans des hôpitaux ordinaires, elle demandait la création de maternités. Sensible à la pauvreté endémique, elle recommandait enfin la création d’ateliers nationaux pour les chômeurs et de foyers pour mendiants.

Elle déclara: « Les femmes n’ont jamais eu de plus grands ennemis qu’elles » .

( voir mon billet: Olympe de Gouges, une femme qui bouge… du 5/9/11 )

Indira Gandhi

Première ministre de la République d’Inde et seconde femme au monde élue démocratiquement à la tête d’un gouvernement. Quand elle a deux ans, son père l’engage dans la lutte pour l’indépendance de l’Inde aux côtés de Gandhi.

Alors qu’elle n’a que 11 ans, elle crée la Brigade des Singes. Ce groupe d’enfants avait notamment pour tâches de surveiller la police et de distribuer des tracts indépendantistes. Indira Gandhi aura durablement marqué la vie politique et économique de l’Inde, elle a permis à l’Inde de subvenir à ses besoins et de devenir une réelle puissance régionale, mais aussi elle a souvent abusée de son pouvoir et n’a jamais lutté contre la corruption.

Louise Michel

Institutrice, militante révolutionnaire et libertaire française. Elle fonde une école libre où elle enseigne pendant trois ans les principes républicains. Louise Michel fait partie de la frange révolutionnaire la plus radicale et se porte même volontaire pour aller seule à Versailles tuer Adolphe Thiers. Surnommée la Vierge Rouge, elle est condamnée à la déportation à vie et devient anarchiste. Elle défendit l’abolition de la peine de mort, les ouvriers et les chômeurs.

Golda Meir 

Elle a participé à la création de l’État dIsraël. Ministre des Affaires étrangères et Premier Ministre.

Représentante des femmes de la Histadrout. Elle gagne progressivement en influence au sein de la Histadrout qui compose une forme de gouvernement de l’ombre, dans l’attente de la création de l’État d’Israël.

En raison de sa fermeté, elle avait gagné le surnom de « la Dame de fer » de la politique israélienne.

On lui attribue cette phrase : « Nous pouvons pardonner aux Palestiniens de tuer nos enfants, mais nous ne pourrons jamais leur pardonner de nous obliger à tuer leurs enfants. La Paix viendra quand les Arabes aimeront leurs enfants plus qu’ils nous haïssent. »

Mata Hari 

Danseuse et courtisane. Elle a été fusillée par la France pour espionnage pendant la Première guerre mondiale.

L’historien Alain Decaux  témoignera lors d’une de ses recherches sur Mata Hari avoir interrogé le procureur Mornet sur l’enjeu réel que présentait le cas de cette présumée espionne. Celui-ci répondait « qu’on n’avait finalement pas grand chose à lui reprocher » mais que son cas était évoqué « sous le feu de la presse dans un contexte politique tel que la raison d’État ne pouvait que l’emporter ». Dans le Paris de la Belle Epoque, Mata Hari fut une « cocotte » naïve et vénale manipulée par les services secrets français.

Elsa Triolet 

Tout le monde connaît les beaux yeux d’Elsa, chantés par Aragon. C’est Elsa qui ouvrira à Aragon les portes des milieux intellectuels soviétiques. Dès lors, la légende l’unit au poète. Si rarement femme a été autant célébrée, ce sont des tourments de mal aimée qui recèlent ses textes. « La solitude n’est pas le grand thème de mes livres, elle l’est »  – de ma vie « écrira-t-elle un jour de douleur à Aragon. Elsa était inatteignable. ( voir mon billet: Elsa l’Aragonne du 20/8/12 )

Calamity Jane

Après avoir connu une notoriété de son vivant par sa participation à la Conquête de l’ouest et son rôle lors des guerres indiennes au cours desquelles elle s’est prétendue éclaireur pour l’armée américaine avec le général George Custer, elle devient le personnage principal d’un spectacle basé sur sa propre légende, le Wild West Show. Ce spectacle va accroître cette légende du vivant de Calamity Jane, rendant ardue la tâche de la démêler de la réalité.

Edith Piaf

 La  « môme  » de Belleville, n’aura jamais su se guérir des blessures de l’enfance et des désillusions de l’amour. Elle a dédié sa vie à son public, sa relation la plus fidèle et la plus sincère. « La vie en rose »,  « L’hymne à l’amour »,   « Non, je ne regrette rien » resteront gravés sur les marches de la gloire.

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Piaf est sans conteste l’artiste féminine qui aura le plus marqué le XXème siècle, tant par la grandeur …qu’avec sa petite robe noire.

Jackie Kennedy

La First Lady la plus glamour de l’épopée américaine. Incarnation de la beauté, du charme et de l’élégance, sa personnalité n’a cessé d’attirer l’attention et son rôle politique. Elle fut une véritable légende dont la vie, ponctuée d’histoires d’amour et de morts violentes, semble ressembler davantage à la tragédie grecque qu’à l’histoire contemporaine. Jackie   « la classe à la française ».

Marie Curie

 Déterminée, ambitieuse, passionnée… Marie Curie reste une grande figure féminine du XXe siècle. Après une enfance difficile, elle s’est plongée corps et âme dans la recherche scientifique, s’usant la santé dans des manipulations radioactives. Ayant découvert le polonium et le radium, elle a reçu maintes récompenses, dont le prix Nobel de Physique en 1903, et de Chimie en 1911. Elle est d’ailleurs la seule, hommes et femmes confondus, à avoir reçu deux fois cette prestigieuse récompense. Elle est la première à avoir enseigné à la Sorbonne. Sa carrière scientifique accomplie, elle a voulu mettre ses découvertes au service de l’humanité.

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Ces femmes n’avaient pas besoin des médias et des hommes pour exister.

On peut constater au regard de toutes ces femmes évoquées ci-dessus,  c’est que outre leur courage, leur dévouement et leur intégrité,  elles font preuve d’un degré de conscience, d’une clairvoyance et d’une indépendance d’esprit, qui semblent, là pour le coup, plus développés que chez la plupart des hommes. Elles font partie des esprits les plus éclairés de leur époque.

En un mot, quelles que soient leur positions politiques, elles sont parmi ceux qui incarnent au mieux l’esprit libertaire.

Si toutes ces femmes nous donnent non seulement une belle leçon d’humanité, nous montrent ce que peut signifier le mot de conviction, bien au delà, elles nous proposent des réflexions, des idées et des comportements à adopter, sur lesquels on serait bien inspiré de se pencher aujourd’hui et sur notre propre avenir.

Toutes ces femmes ont  aussi un point commun : elles ont toutes vécu des grandes histoires d’amour…

Comme l'écrivait Léon Tolstoï: « Femmes, femmes, femmes, c’est vous qui tenez entre vos mains le salut du monde.  » Quant à moi, que serais-je sans les femmes ?

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