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LUTTER CONTRE L'ALCOOLISME

Le business des médicaments: un marché en pleine forme!

Figurez-vous qu’il y a quelques jours, j’étais tranquillement assise sur mon siège de métro quand j’ai aperçu la couverture de Direct Matin que ma voisine d’en face lisait tranquillement. Le quotidien titrait « Les vrais dangers de l’alcool » avec un sous-titre des plus percutant « Boire tue 49 000 personnes chaque année en France ». En fait, rien de nouveau ! Une étude vient d’être publiée, mettant en exergue qu’il n’y plus seulement les « vrais » alcooliques qui meurent de ce fléau mais également les alcooliques mondains.

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Détourner l’usage de certains médicament pour répondre à un besoin croissant

Ceux qui boivent un verre de vin le soir à chaque repas, qui aiment célébrer le moindre évènement avec un coupe à la main. Ils sont aujourd’hui pointés du doigt par les autorités de santé. Tellement préoccupées par la santé des citoyens français, c’est bien connu... Il s’avère que toute la journée, des reportages sur les dangers de l’alcool était diffusés sur les chaines de TV, et que cette étude faisait l’objet de nombreux articles dans la presse quotidienne. Je n’ai pas immédiatement compris le subterfuge.

Le lendemain matin, en parcourant ce qui pouvait se dire aujourd’hui en matière de santé, je tombe sur un article parlant des différents traitements que viennent de lancer les laboratoires pharmaceutiques pour lutter contre l’alcoolisme. Avec les 3,5 millions de personnes qui consomment en excès, il y a de quoi faire des sous. L’Alcover, un médicament déjà proposé en Italie et en Autriche sortira bientôt sur le marché français. En fait, ce n’est autre qu’un médicament à base de GHB, la drogue du violeur. Il aurait fait ses preuves auprès de 80 % des consommateurs en Europe, entrainant une abstinence rapide.

Concurrence oblige, chaque labo tente de faire la différence en sortant son propre produit. Autre exemple, le Baclofène, considéré comme une pilule miracle. Et pourtant utilisé depuis 40 ans comme un décontractant musculaire. Détourner l’usage de certains médicament pour répondre à un besoin croissant. C’est la stratégie qu’emploient aujourd’hui les nombreuses firmes pharmaceutiques. Et bien évidemment, au détriment des malades considérés comme de vulgaires clients.

Deux pathologies sont aujourd’hui exploitées à outrance et illustrent à merveille les dérives de ce système. Tout d’abord le cholestérol. On fait croire aux consommateurs depuis des années que le plus important est que son taux ne soit pas trop élevé. Par contre, ce qu’on omet sciemment de raconter, c’est qu’il en existe deux types. Le bon, qui participe à l’équilibre hormonal, maintient la tonicité des membranes, et véhicule un acide gras insaturé appelé oméga 3. Et l’autre, qui représente un vrai danger pour la santé car il est le transport direct des acides gras saturés. L’examen permettant de vérifier notre taux de cholestérol est très approximatif car il ne fait pas de différence entre le bon et le mauvais.

Les visiteurs médicaux manipulent les médecins à coup de cadeaux

Autrement dit, les consommateurs, face à cette désinformation, se retrouvent à lutter contre un taux qui n’est peut être même pas nocif. Les industriels du médicaments profitent de l’aubaine pour vendre des cachets à la fois curatif mais (et c’est le plus fort dans l’histoire), vendent également des pilules préventives. Evidemment, ce serait tellement moins vendeur d’expliquer aux gens en quoi changer leur alimentation est la première règle pour se maintenir en bonne santé.

Autre business florissant : le diabète. Il représente une des premières causes de consultation médicale en France. Dans le reportage "les infiltrés" réalisé pour France 2 et présenté par Marie Drucker, les journalistes enquêtent en caméra cachée afin de mieux connaître les techniques de vente des laboratoires pharmaceutiques. On n’est vraiment pas déçu par ce qu’on découvre… Les campagnes de communication et de marketing autour des médicaments contre le diabète sont un véritable mensonge d’État. Premièrement, ces traitements sont reconnus comme inefficaces mais pire encore, exposent les malades à des effets secondaires très dangereux. Lorsqu’on découvre comment les visiteurs médicaux manipulent les médecins à coup de cadeaux, de voyages, et autres privilèges, on reste sans voix. La question de la déontologie médicale est d’ailleurs complètement remise en question. Beaucoup de ces docteurs répondent positivement au deal en prescrivant par la suite les médicaments du labo X.

Dans ce contexte, peut-on continuer à faire confiance à son médecin ? C’est bien là le problème ! Les citoyens français sont aujourd’hui manipulés par la publicité, les médias, et la désinformation qui nous inondent chaque jour. Tout nous pousse à tomber malade, et le rester, et à consommer des médicaments jusqu’à la fin de ses jours. Ce qu’on essaye de nous faire croire : à chaque problème existe sa pilule. Au détriment d’une réelle solution. Que ce soit pour les problèmes d’alcoolémie, de cholestérol ou de diabète, l’humain est capable de s’en sortir sans médicaments. Faut-il encore qu’il reprenne sa responsabilité vis à vis de sa santé, au lieu de la confier aveuglement à d’autres. Aujourd’hui, la vérité commence à éclater au grand jour, libre à chacun de continuer à soutenir ces intérêts financiers des plus sombres, ou à reprendre sa liberté d’action face à sa propre santé.

Retrouvez Frédéric Zenouda et Kévin Finel sur Des maux et des mots 

 

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