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VENGEANCE

Cahuzac: «Moins grave de mentir 15 secondes qu'un an»

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C’est une phrase qui risque d’en entraîner bien d’autres. Jérôme Cahuzac, qui pourrait être candidat pour retrouver son siège de député à la législative partielle dans le Lot-et-Garonne, sort du silence et n’hésite pas à dénoncer les mensonges de ses anciens amis, et ceux d’un certain… François Hollande.

Photo : Parti socialiste/Flickr cc.

Son honneur a été bafoué et il ne veut pas en rester là. Jérôme Cahuzac aurait, selon une information du Figaro, fait une réponse innatendue à ses anciens conseillers, qui lui demandaient, après sa démission, comment il avait pu clamer son innocence devant l'Assemblée nationale : "C'est moins grave de mentir pendant 15 secondes devant 577 députés que de mentir depuis un an sur l'état de la France, comme le fait François Hollande" aurait lancé l’ancien ministre du Budget. En un mois, le vrai menteur, ce n’est pas moi, c’est François Hollande. Toujours selon le Figaro, ces anciens conseillers "n'en reviennent toujours pas".

Le 5 décembre dernier, lors de la séance des questions au gouvernement, Jérôme Cahuzac avait affirmé devant la Représentation nationale : "Je n’ai pas, je n’ai jamais eu de compte à l’étranger, ni maintenant ni avant", avant d'avouer, quelques semaines plus tard, avoir menti sur sa situation fiscale.

Mensonge "sur ordre, et pour des raisons politiques"

Début avril, Le Canard enchaîné révélait une autre phrase qu’aurait prononcé l’ancien ministre du Budget : "On me dit que j'ai menti sur ma situation personnelle. Cela veut dire quoi ? Qu'il y aurait des mensonges indignes et d'autres qui seraient dignes ? Quand on ment sur ordre, et pour des raisons politiques, à l'Assemblée, est-ce digne ? À ce compte-là, j'ai menti devant l'Assemblée, sur la possibilité de réaliser 3 % de déficit en 2013"

Des propos qui doivent sérieusement déranger la majorité et le chef de l’Etat lui-même qui doit, ce jeudi 16 mai, défendre son bilan et tenter de persuader les Français que la France mènera bien les réformes de structures réclamées par les autorités européennes en contrepartie d’un délai de deux ans supplémentaires pour réduire son déficit public au niveau qu’il aurait dû atteindre fin 2013, c'est-à-dire 3% du PIB.

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