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Calais

Calais : des policiers épinglés pour des exactions contre les migrants

Des passages à tabac, des attaques au gaz lacrymogène, des coups de bottes et de matraques… Les violences policières envers les migrants de Calais sont nombreuses d’après le rapport de Human Rights Watch.

Capture d'écran de la vidéo d'Human Rights Watch qui illustre les conditions de vie très précaires de ces migrants à Calais.
Capture d'écran de la vidéo d'Human Rights Watch qui illustre les conditions de vie très précaires de ces migrants à Calais.

Sur la base de 44 témoignages, l'ONG Human Rights Watch dénonce dans un rapport, publié ce mardi 20 janvier, un harcèlement et des violences policières contre les 2 400 migrants sans abri, bloqués à Calais qui tentent de rejoindre la Grande-Bretagne en se glissant dans des camions.

Les abus décrits à Human Rights Watch comprennent "des passages à tabac et des attaques au gaz lacrymogène alors que les migrants et demandeurs d'asile marchaient dans la rue ou se cachaient dans des camions", écrit-elle sur son site internet. Dans cette vidéo, certains témoignent de conditions particulièrement difficiles.

Les enfants également maltraités

L'ONG dit s'être entretenue avec 44 demandeurs d'asile et migrants à Calais, dont trois enfants, qui ont décrit "ce qui semble être des exactions de routine par des policiers".

Dix-neuf personnes, dont deux enfants, ont déclaré que la police les avait maltraitées au moins une fois.

Huit ont eu des membres fracturés ou d'autres blessures visibles, qui, selon leurs dires, ont été causées par la police à Calais et dans les environs. Vingt-et-une, dont deux enfants, ont confié que la police les avait aspergés de gaz lacrymogène.

Une réponse gouvernementale inadaptée

Plus largement, Human Rights Watch juge la réponse humanitaire du gouvernement, qui a installé récemment un centre d'accueil de jour pour les migrants, "insuffisante et lente".

L'ONG dénonce aussi le manque de places pour les demandeurs d'asile qui vivent dans les "jungles" avec ceux qui veulent passer en Angleterre. 

 

Source Reuters

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