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EXPOSITION

«N°5 Culture Chanel»: le légendaire parfum exposé au Palais de Tokyo

Le Palais de Tokyo consacre, jusqu'au 5 juin prochain, une exposition à la célèbre fragrance Chanel N°5, lancée en 1921, et ses liens avec l'art.

N°5 Culture Chanel au Palais de Tokyo - Photo DR Youtube

"Chanel N°5, bien sûr"

En 1954, un journaliste interroge Marilyn Monroe sur ce qu’elle porte au lit. L’icône hollywoodienne s’exclame : "Du Chanel N°5, bien sûr". La légende Chanel N°5 est née. Mais la création de la célèbre fragrance remonte en fait au 5 mai 1921.

En 1920, lors d'un voyage à Grasse, Gabrielle Chanel fait la rencontre d'Ernest Beaux, créateur de parfum. Ensemble, ils créent Chanel N°5,  un "parfum de femme à odeur de femme", explique la créatrice, peut-être le plus connu au monde aujourd’hui. A l’époque, Coco Chanel veut un parfum "fabriqu" : "un parfum artificiel" comme une "robe, c'est-à-dire fabriqu", dit-elle : "Je suis un artisan de la couture. Je ne veux pas de rose, de muguet, je veux un parfum qui soit un compos".

"Un parfum unique et intemporel"

Plus de 90 ans après sa création, l’exposition N°5 Culture Chanel au Palais de Tokyo retrace l’histoire de ce parfum mythique à travers des œuvres d’art, des photographies, des vidéos et des archives.  "Le N°5 est un parfum qui vient de loin. Il traverse des pays, des jardins, des livres, des poèmes, des mouvements artistiques où chaque fois il prend la source de la modernité de sa composition", explique le Commissaire de l’exposition, Jean-Louis Froment, qui a déjà organisé des expositions sur Chanel à Moscou, Shanghai et Pékin.

L’occasion de se pencher sur l'époque des années folles, et l’entourage de la couturière,  ses amis artistes Jean Cocteau, Picasso, Apollinaire, Stravinsky qui l'ont inspiré pour créer ce parfum "unique et intemporel".

Selon Jean-Louis Froment, c'est "l’effet culturel qui accompagne le N°5 et l’aura singulière dont il est entouré qui offrent au parfum sa pérennité et lui permet de traverser toutes les époques avec l’assurance que nous connaissons. Et ce voyage ne s’arrête jamais, c’est un mouvement irréversible dans le temps avec lequel, toujours, il se confond".

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