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BRESIL 2014

Les équipes sud-américaines sont bien au rendez-vous brésilien

Elles seront vraisemblablement sept à représenter le continent sud-américain en phase finale de cette Coupe du Monde 2014. L’Equateur rêvera de les imiter en réalisant un exploit face aux Bleus (22h, heure française). Successivement, le Chili, le Costa Rica, la Colombie, l’Argentine, le Brésil, le Mexique et l’Uruguay ont validé leur billet pour les huitièmes de finale ; souvent avec la manière. Alors que la phase finale débutera samedi à 18h avec un alléchant Brésil-Chili à Belo Horizonte, JOL Press revient sur la forme éclatante des sélections "del sur", en mission sur les terres du football.

Uruguay et Costa Rica ont frappé fort en sortant du groupe D, renvoyant Angleterre et Italie à la maison… (shutterstock.com)

Si vous pensiez que la seule équipe véritablement à domicile serait le Brésil de Neymar, révisez votre position : pour le retour de la Coupe du Monde en Amérique du Sud, 28 ans après le Mondial mexicain, il semble que chaque sélection locale se sent comme chez elle. L’euphorie latine se fait de plus en sentir à l’occasion de cette 20e coupe du Monde de la FIFA…

Chili et Costa Rica, les trouble-fêtes

Le premier coup de tonnerre de la compétition est à mettre à l’actif des Chiliens. Emmenés par un Sanchez incisif, ils n’ont pas laissé le tenant du titre espagnol relever la tête après la gifle batave (1-5) : en remportant leur duel deux buts à zéro, le Chili a fait coup double : prendre sa revanche du huitième de finale de 2010 perdu sur le fil (1-0), et sortir l’ogre espagnol, qui restait sur trois succès consécutifs en compétitions internationales. Malgré une défaite 2-0 face à la Hollande pour leur dernier match de groupe, les joueurs de Jorge Sampaoli rejoignent la phase finale de la plus grande des compétitions, à la surprise générale. Et pour continuer de rêver, il leur faudra vaincre le pays hôte… Une tâche colossale, mais la cohésion chilienne pourrait bien avoir raison d’un Brésil toujours en rôdage.

Mais la plus grande et la plus belle surprise, c’est cette première place décrochée par le Costa Rica dans le groupe D. Qui aurait pu imaginer que les coéquipiers de Joel Campbell domineraient une poule composée de l’Angleterre, l’Italie et l’Uruguay ? Ils avaient pourtant prévenu leurs adversaires : une victoire nette trois buts à un en ouverture face à l’Uruguay, demi-finaliste du dernier Mondial et champion d’Amérique du Sud en titre. Un avertissement que la Squadra de Pirlo et consorts n’avait pas pris au sérieux, s’inclinant sur la plus petite des marges. Et c’est alors que le scénario le plus improbable se réalise : à l’issue de la deuxième journée, le Costa Rica est assuré de jouer les huitièmes de finale, tandis qu’Italie et Uruguay devront se disputer le deuxième ticket. Invaincue et dominatrice de ce groupe de la mort, la sélection costaricienne peut demeurer ambitieuse : les quarts de finale sont à leur portée, à condition de se défaire d’une Grèce miraculée.

Colombie, Mexique et Uruguay en habitués

Avec le Chili et le Costa Rica, la Colombie a été la troisième nation sud-américaine à assurer sa présence pour la suite de la compétition. Dans un groupe relativement faible (Côte d’Ivoire, Grèce et Japon), l’armada colombienne, le monégasque James Rodriguez en tête, n’a pas laissé de chance à ses adversaires et compile trois victoires en autant de rencontres. Les Jaunes et Bleus proposent un jeu rapide et volontaire, qui sied parfaitement avec les conditions de jeu brésiliennes. Attention cependant à ne pas tomber dans le piège uruguayen en huitièmes ; car à la différence de leur futur adversaire, les joueurs de la Celeste ont déjà joué des matchs couperets dans la compétition.

L’Uruguay est passé pour toutes les émotions, en route vers sa qualification : d’abord corrigés par le Costa Rica en ouverture (3-1), Cavani et ses compères se retrouvaient dos au mur, condamnés à vaincre l’Angleterre et l’Italie pour rester en vie dans la compétition. Ce fut laborieux, intense et tendu. Pourtant les Uruguayens seront au rendez-vous des huitièmes pour la deuxième édition consécutive. Mais dans quel état ? Coupable d’une morsure sur le défenseur italien Giorgio Chiellini, Luis Suarez risque d’être suspendu jusqu’à la fin de la compétition. Une nouvelle qui ne déplairait pas au rival colombien…

Dans le groupe A, le Mexique a tranquillement géré ses trois matchs de groupe. La Verde s'est appuyée sur une défense de fer et un sens du sacrifice surdéveloppé, avec à la clé deux victoires, un seul but encaissé, et une performance plus qu’encourageante face à l’hôte brésilien (0-0). Les mexicains auraient même pu accrocher la première place de leur groupe, mais les brésiliens l'ont sécurisée grâce à la différence de buts. Opposée à la Hollande au prochain tour, la sélection mexicaine arrivera avec un capital confiance au beau fixe, au même titre que son adversaire.

Brésil et Argentine, les moins convaincants…

C’est l’autre surprise de ces phases de groupes : le rendement peu satisfaisant des deux ogres sud-américains, à savoir le Brésil et l’Argentine. Gâtés par le tirage au sort (Bosnie, Iran et Nigéria), les coéquipiers de Lionel Messi pataugent et peinent à convaincre les observateurs. En réussite totale contre la Bosnie (2-1), les Argentins ont dû attendre le temps additionnel et une inspiration décisive de leur numéro 10 pour se défaire de l’Iran, réputée comme la nation la plus faible du Mondial ! L’Albiceleste pourrait même lâcher sa première place au Nigéria en cas de défaite en fin d’après-midi… Handicapée par l’enjeu et délaissée par ces cadres (Higuain et Aguero en tête), la sélection de Sabella devra réagir rapidement si elle souhaite ajouter une troisième étoile à son écusson.

On ne peut pas dire que la Seleçao patauge, mais c’est tout comme : une victoire polémique en ouverture face à la Croatie, une performance en demi-teinte face au Mexique ; seule la large victoire face au Cameroun redonnera du baume au cœur des supporters auriverdes (4-1). La tension qui enveloppe l’escouade jaune et verte depuis le début de Mondial sera palpable au moment d’affronter le Chili en huitièmes : Neymar & co savent que les Chiliens ont déjà trouvé leur rythme de croisière… Si ce début de Coupe du Monde est déjà record, la suite de la compétition possède tous les ingrédients pour devenir mythique.

Ecrit par Hugo Bruchet pour JOL Press

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