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Début d’une semaine de contestation sociale en France

Les fonctionnaires français ont annoncé une grève le 22 mars. Ils seront rejoints par les cheminots et la RATP. Le lendemain, c’est au tour d’Air France de commencer son mouvement social.

La France risque bien de se retrouver paralysée. La vague de réformes annoncée par le gouvernement d’Emmanuel Macron (statut des cheminots à la SNCF, baisse des dotations dans la fonction publique, suppression de postes) a mis le feu aux poudres. Les initiatives se multiplient pour protester contre cette réforme de la Fonction publique en France. Jeudi, sept des neuf syndicats (CGT, FO, FSU, Solidaires, CFTC, CFE-CGC et FA-FP) de la fonction publique ont appelé à une grève. Dans le même temps, la SNCF et la RATP fonctionneront en service réduit à l’appel de nombreuses fédérations syndicales.

Cette grève d’usure programmée par les syndicats de cheminots devrait s’étaler sur trente-six journées de mobilisation annoncées entre le 3 avril et le 28 juin. Un vrai défi pour le gouvernement, qui risque de subir les répercussions du ras-le-bol des usagers des transports publics. Cette juxtaposition des mécontentements va encore se renforcer le lendemain avec l’entrée en grève de plusieurs syndicats d'Air France. Ces derniers exigent à nouveau une augmentation générale de 6% des salaires.

Malgré tout de tumulte, le gouvernement ne compte rien lâcher. "L'opinion publique a majoritairement adhéré à l'idée selon laquelle la réforme était nécessaire. Seulement quatre Français sur dix soutiennent le mouvement" souligne Jérôme Fourquet, directeur du département Opinion à l'Ifop. "Nous n’avons pas plus d’inquiétude aujourd’hui qu’à l’automne, quand on spéculait déjà sur une possible coagulation sociale", relativise toutefois le porte-parole de la présidence de la République, Bruno Roger-Petit. "Si les syndicats ne s’exprimaient pas aujourd’hui, c’est comme si le curé ne disait pas la messe le dimanche".

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