Connexion

TRANSITION POLITIQUE INCERTAINE

Deux ans après sa révolution, où en est l'Égypte?

Le 25 janvier 2011, l’Égypte descendait dans la rue et entamait sa révolution dans la foulée du Printemps tunisien. Deux ans après, la lente transition vers la démocratie suit-elle son cours ?

Photo : Gigi Ibrahim/Flickr / cc

Il y a deux ans, les manifestants égyptiens, avides de changement et de démocratie, affluaient sur la place centrale du Caire. Depuis, la place Tahrir est devenue célèbre. Célèbre car en quelques jours, la foule a réussi le pari d’évincer Hosni Moubarak du pouvoir.

Une Égypte nouvelle naissait pour retrouver d’autres chaînes, celle de l’armée. En assurant l’intérim au pouvoir, les militaires du Conseil suprême des Forces armées (CSFA) sont devenus la deuxième cible des manifestants.

Accrochée à son pouvoir, à son trésor également, l’armée a tenté de s’arroger un pouvoir auquel elle a longtemps collaboré durant le règne d’Hosni Moubarak.

Puis happée par la volonté démocratique des Égyptiens, l’armée s’est résolue à organiser la première élection présidentielle libre et démocratique de l’histoire de l’Égypte.

L’islamiste Mohamed Morsi a été élu à la présidence égyptienne. Premier président élu au suffrage universel, ce Frère musulman choisit à la dernière minute pour représenter son parti annonçait alors une islamisation progressive de la société égyptienne déjà amorcée par les élections législatives quelques mois auparavant.

De la démocratie naît l’opposition et les premiers mois de Mohamed Morsi à la présidence ont vu se créer une nouvelle forme d’opposition au pouvoir en place.

Qu’ils soient laïcs, religieux, de gauche, de droite, partisans de l’ancien régime, libéraux, ils se sont tous unis en un seul bloc pour s’opposer à ce qu’ils ont appelé la confiscation du pouvoir par le Président qui, par un décret, s’arrogeait de nombreuses prérogatives supplémentaires.

Puis c’est le vote de la constitution qui a mobilisé les foules. Aujourd’hui, l’Égypte est à un tournant crucial de son histoire. Et se trouver une identité pourrait prendre encore plusieurs années.

Marc Lavergne : "Pas de révolution de la diplomatie égyptienne avec Mohamed Morsi"

La révolution égyptienne a deux ans. Après une longue période de reconstruction, l’Égypte s’est trouvé un chef, en la personne de Mohamed Morsi. Un islamiste au pouvoir aurait pu changer bien des choses sur la scène internationale. Et pourtant, selon Marc Lavergne, directeur de... > Lire la suite de l'article

 

"Les Frères musulmans auront du mal à dompter l'esprit de la révolution"

Il n’aura fallu qu’un décret présidentiel, aujourd’hui annulé, pour réveiller l’opposition au pouvoir des Frères musulmans en Égypte. Cette opposition, composée de divers mouvements qui, il n’y a pas si longtemps, combattaient dans des camps opposés, est désormais en ordre de bataille... > Lire la suite de l'article

 

Mohamed Morsi : un islamiste pour tourner la page Moubarak

Après plusieurs jours de doutes et d’attente, les résultats de la présidentielle égyptienne sont finalement tombés. Comme il l’avait annoncé au soir du second tour du scrutin, le 17 juin dernier, le candidat des Frères musulmans, Mohamed Morsi, a été élu avec 51,73% des voix... > Lire la suite de l'article

 

Barah Mikaïl : "le Printemps arabe n'est pas termin"

Plus d’un an après les débuts du Printemps arabe, qui a soulevé et soulève toujours plusieurs millions de personnes dans tous les pays touchés par la révolte, il est utile de jeter un regard rétrospectif sur la succession d’évènements qui a conduit à la libération des peuples... > Lire la suite de l'article

 

Quelle place pour les coptes dans la nouvelle Égypte ?

Alors que l’Egypte se cherche un destin, après plusieurs mois d’une révolution qui a conduit à l’avènement des islamistes dans le jeu politique, les chrétiens coptes sont démunis face à un pays qui ne les reconnait pas. Ils sont 5 à 10% de la population totale et devront faire un choix, à l’occasion de... > Lire la suite de l'article

 

Les leçons des "printemps arabes" à Occupy Wall Street

Tout a commencé en Tunisie. La protestation qui a renversé un dictateur a inspiré toute une région et s’est étendue par la suite à l’Égypte, puis au Yémen, à la Libye, au Bahrein et à la Syrie. Israël à son tour connaît l’effervescence. Et si ce "printemps" était arrivé cet automne... > Lire la suite de l'article

Noter
0