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Enquête sur l'ingérence russe : Trump veut s’auto-gracier

Menacé par l’enquête du procureur spécial Robert Muller, le Président américain a estimé ce lundi avoir le « droit absolu » de s'accorder à lui-même la grâce présidentielle.

 

S’il assure n'avoir "rien à [se] reprocher" dans l'enquête sur l'ingérence russe dans la présidentielle américaine, Donald Trump ménage quand même ses arrières. Dans une série de tweets, le Président américain a affirmé lundi avoir le "droit absolu" de s'accorder la grâce présidentielle, avant de conclure : "La nomination du procureur spécial est totalement INCONSTITUTIONNELLE. Malgré cela nous jouons le jeu, car contrairement aux démocrates, je n’ai rien fait de mal"

Cet nouvelle controverse a suscité une avalanche de réactions indignées et de mises en garde, y compris Chris Christie, ancien gouverneur du New Jersey et proche de M. Trump, l’accusant de violer la séparation des pouvoirs. Techniquement, le chef d’état américain a un pouvoir discrétionnaire pour accorder une grâce, sauf lorsque celle-ci sert à stopper une procédure de destitution en cours au Congrès.

Là où Bill Clinton, George W. Bush et Barack Obama avaient tous attendu plus de deux ans avant d'accorder leur première grâce, Trump s’est empressé d’y recourir afin de recadrer le législatif lorsque ses soutiens étaient inquiétés, notamment l'ancien shérif Joe Arpaio, condamné pour ses méthodes policières discriminatoires envers les immigrés clandestins et Dinesh D'Souza, un conservateur polémiste très anti-démocrate.

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