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MARCHE ARRIÈRE

Espagne: le retrait du projet de loi sur l’IVG à la Une des médias

Le ministre espagnol de la Justice, Alberto Ruiz Gallardon, a annoncé mardi 23 septembre, sa démission et son retrait de la vie politique, après l'abandon du projet de loi réformant le droit à l'IVG. Adopté le 20 décembre 2013, le nouveau texte espagnol, très contesté, restreignait le droit à l'avortement à quelques cas précis.

Le minisitre de la justice Alberto Ruiz-Gallardón lors d'une conférence de presse - Photo: capture d'écran DR JOL Press

Ce projet de loi sur l’avortement a suscité un tollé dans la société espagnole. Après trois années de débats, le Premier ministre conservateur espagnol, Mariano Rajoy, a finalement confirmé, mardi 23 septembre, le retrait du projet de loi controversé sur l’avortement porté par le ministre de la justice, Alberto Ruiz-Gallardón.

"La loi sur l’avortement, l’histoire d’un fiasco"

"La loi sur l’avortement, l’histoire d’un fiasco", titre le quotidien espagnol El Pais, qui estime qu’elle a été "le plus grand fiasco politique de la législature" écrit le journaliste Carlos E. Cué dans le quotidien espagnol. "Gallardon, un homme politique avec de grandes ambitions qui est sorti par la porte arrière", titre quant à lui le site d’information El Diario.es.

Un texte restrictif

Le ministre de la justice Alberto Ruiz-Gallardón avait annoncé la révision de la loi de 2010, votée sous le gouvernement socialiste de José Luis Rodriguez Zapatero. Adopté le 20 décembre 2013, le nouveau texte espagnol, plus restrictif, limitait le droit à l’avortement à quelques cas précis: danger pour la vie ou la santé physique ou psychologique de la mère, et viol.

Retrait de la vie politique

Lors d’une conférence de presse, Alberto Ruiz-Gallardón a annoncé qu'il cesserait toutes ses activités politiques : "La décision que j'ai prise n'est pas seulement d'abandonner le ministère de la justice, mais aussi d'abandonner la politique au bout de trente ans" a-t-il expliqué face aux journalistes.

 "J'ai toujours déclaré que cela serait mon dernier poste à responsabilité dans la vie politique" a déclaré l'ancien ministre, qui a estimé avoir pris la décision la plus "sensée", cité dans le journal El Mundo.  

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