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Face aux sanctions américaines, l'Iran menace de quitter l'accord nucléaire

Le président iranien Hassan Rohani a assuré que l’Iran pourrait revenir sur l’accord nucléaire conclu en 2015 avec les grandes puissances en cas de nouvelles « sanctions » américaines.

L'Iran pourrait dénoncer "en quelques heures" l'accord de 2015 sur son programme nucléaire si les Etats-Unis continuent leur politique de "sanction et correction". C’est là la mise en garde du président Hassan Rohani, lors d’un discours prononcé dans la journée du 15 août. "L’expérience ratée des sanctions et de la contrainte a mené leurs précédentes administrations à la table des négociations", a rappelé le dirigeant, tout juste réélu.

Mais s’ils veulent revenir à ces méthodes, assurément, dans un délai très court – non pas des semaines ou des mois, mais en jours ou en heures –, nous reviendrons à la situation (d’avant l’accord" a mis en garde Rohani. "Dans les récents mois, le monde a été le témoin que les États-Unis, en plus d’avoir constamment rompu leurs promesses concernant l’accord nucléaire, ont ignoré à plusieurs reprises des accords internationaux et montré à leurs alliés qu’ils n’étaient pas un bon partenaire", a-t-il poursuivi.

Conclu en juillet 2015, l'accord nucléaire prévoit que l'Iran limite son programme nucléaire à des usages civils en échange de la levée progressive des sanctions internationales dont il faisait l’objet depuis la présidence de Mahmoud Ahmadinejad, et ses multiples provocations. Cependant, Donald Trump n’a jamais caché son hostilité à l’égard de ce texte, négocié par son prédécesseur Barack Obama, et qu’il qualifie d’"horrible erreur".

Aussi, mi-juillet, l'administration américaine a imposé de nouvelles sanctions juridiques et financières contre six sociétés iraniennes. La Maison Blanche arguait de leur implication dans le développement du programme balistique iranien après l'essai réussi d'un lanceur de satellites par Téhéran. Début août, Donald Trump a parallèlement promulgué une loi d'initiative parlementaire ajoutant d'autres sanctions à la liste des mesures de rétorsion prises à l'encontre de l'Iran, de la Russie et la Corée du Nord.

Le Parlement iranien a récidivé dimanche en votant un accroissement significatif des moyens financiers du programme balistique de l'Iran. Pour Teheran, ces sanctions sont une violation directe de l’accord de 2015, et celui-ci ne les engage plus de ce fait. Pour l’heure, l’Iran n’a cependant pas annoncé officiellement se sortie.

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