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FÉMINISME ET RELIGIONS

Inna Shevchenko, la fondatrice des Femen, est-elle islamophobe?

La fondatrice du mouvement Femen, Inna Shevchenko, a publié un tweet anti-islam lundi 15 juillet avant de se raviser et de le supprimer. La nouvelle Marianne des timbres postaux qualifiait le ramadan de « stupide » et la religion musulmane une des plus « moches » qui soit.

Tweet d'Inna Shevchenko

Inna Shevchenko, la fondatrice des Femen, a provoqué l’indignation en publiant un tweet virulent contre la religion musulmane ce lundi 15 juillet : "Qu’est ce qui peut être plus stupide que le ramadan ? Qu’est-ce qui est plus moche que cette religion" Un tweet très vite supprimé, face aux réactions que ce message a provoqué sur le réseau social. Cette déclaration a été jugée raciste par de nombreux internautes alors que les musulmans pratiquants ont commencé le jeûne traditionnel du Ramadan, mercredi dernier.


Inna Shevchenko : "Le siège principal des Femen... par lemondefr

Inna Shevchenko était déjà au cœur de la polémique lundi 15 juillet après avoir été prise pour modèle, par David Kawena et Olivier Ciappa, pour incarner la nouvelle Marianne des timbres postaux. "Il y a un peu de Marion Cotillard, un peu d'autres personnalités françaises, mais c'est surtout Inna Shevchenko qui nous a inspirés", a expliqué à Europe 1 Olivier Ciappa. "Je me dis que Marianne a forcément été une Femen, et je trouve que les valeurs qu'elles défendent sont effectivement les valeurs de la République, liberté, égalité et fraternit". Pourtant les militantes n’ont jamais caché leur mépris pour les religions.

Les Femen très engagées contre toutes les religions

Inna Shevchenko a quitté l’Ukraine après avoir tronçonné une croix, à Kiev : "Tout d’abord, je dois vous expliquer que l’un des principaux messages que nous essayons de faire passer à travers notre combat est que la religion, et donc l’Église, répand des valeurs misogynes", avait-elle alors expliqué aux inRocks. "Je crois que là où commence la religion s’arrête le féminisme. Nous ne pouvons pas parler de liberté pour les femmes dans ces conditions"

Trois membres du mouvement féministe avaient aussi, en avril dernier, brûlé un drapeau dit "salafiste" devant la Grande Mosquée de Paris, pour exprimer leur solidarité avec une militante tunisienne. "Toutes les religions ont des problèmes avec le corps de la femme, et l’Islam ne fait pas exception", avait commenté une Femen, Maryam Namazie, interviewée par Libération

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