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JUSTICE RUSSE

La Pussy Riot libérée dénonce une manœuvre du gouvernement

Après la décision de la Justice russe de ne relâcher qu’une seule des membres du groupe de punk Pussy Riot, condamnées à deux ans de camp de détention pour « hooliganisme », Ekaterina Samoutsevitch a dénoncé, lors d’une interview télévisée, une manœuvre du gouvernement pour semer les divisions entre les trois jeunes femmes.

Photo : Capture d'écran vidéo

Après avoir été libérée, la membre du groupe de punk rock russe Pussy Riot, Ekaterina Samoutsevitch, a dénoncé une manœuvre du gouvernement russe pour les diviser.

Une manœuvre des autorités russes

Dans une interview à la chaîne de télévision russe REN-TV qui doit être diffusée samedi 13 octobre, Ekaterina Samoutsevitch a déclaré : « un jeu bizarre des autorités commence ».

Selon elle, les autorités russes tentent de semer la division au sein des membres du groupe en choisissant de ne libérer qu’une seules des jeunes femmes condamnées. « Nous avons les mêmes convictions et nous n'avons jamais pensé à en changer. Il n'y a pas et il n'y a eu jamais de conflit au sein du groupe» a-t-elle déclaré.

Condamnées à deux ans de goulag pour « hooliganisme »

Ekaterina Samoutsevitch, Nadejda Tolokonnikova, et Maria Alekhina ont été condamnées en août dernier à deux ans de camp pour « hooliganisme » et « incitation à la haine religieuse » après avoir chanté une « prière anti-Poutine » dans une cathédrale de la capitale russe, Moscou.

Alors que Nadejda Tolokonnikova, 22 ans et Maria Alekhina, 24 ans, ont toutes deux été placées de nouveau en détention, après une décision de la Justice, mercredi 10 octobre, Ekaterina Samoutsevitch a été libérée en raison de son arrestation immédiatement après son entrée dans la cathédrale qui l’aurait, dans les faits, empêchée de participer à cette « prière punk ».

Ekaterina Samoutsevitch appelle à la lutte politique

Interrogée sur CNN, la jeune femme a appelé à de nouvelles actions et à une lutte renouvelée en faveur de la libération de Nadejda Tolokonnikova et Maria Alekhina.

« Nous n'allons pas mettre un terme à notre lutte politique» a-t-elle déclaré.

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