Connexion

OPPOSITION SYRIENNE

Dmitri Medvedev donne une leçon de diplomatie à la France

En visite en France pour deux jours de travail avec les autorités française, le Premier ministre russe Dmitri Medvedev a critiqué la diplomatie française dans le rôle qu’elle joue en Syrie. Pour les Russes, la reconnaissance de l’opposition syrienne comme « seule représentante du peuple syrien », est une « position très discutable ».

Photo : maiak.info/Flickr / cc

Le Premier ministre russe est en visite en France pour deux jours, à cette occasion, Dmitri Medvedev a accordé une interview au Figaro et à l’AFP, durant laquelle il a critiqué la diplomatie française dans sa gestion de la crise syrienne.

La France ne respecte pas la charte de l’ONU

Quelques jours après la reconnaissance officielle de la nouvelle opposition syrienne par la France comme "seule représentante du peuple syrien", le Premier ministre russe a estimé que la position française était "très discutable".

Avant de se rendre à l’Elysée, pour deux jours de réunions de travail, Dmitri Medvedev a rappelé que "selon les principes du droit international approuvés par l'ONU en 1970, aucun Etat ne doit entreprendre d'action visant au renversement par la force du régime en place dans un pays tiers."

La Russie veut engager le dialogue en Syrie

Alors que le président François Hollande, à la suite d’une première déclaration de reconnaissance par le ministre des Affaires étrangères Laurent Fabius, a reconnu l’opposition puis reçu, samedi 17 novembre à l’Elysée, le président de cette nouvelle coalition, Ahmad Moaz Al-Khatib, Dmitri Medvedev s’est posé en diplomate favorable à l’instauration d’un dialogue entre les différentes parties en Syrie, dialogue écarté par la charte établie par cette opposition.

"La Russie ne soutient ni le régime Assad ni l'opposition. Nous avons une position neutre," a ainsi indiqué le Premier ministre russe.

Une opposition très peu reconnue

Formée à la mi-novembre, la nouvelle opposition syrienne, censée regrouper tous les mouvements d’opposition au régime de Bachar al-Assad, n’a recueilli que le soutien des pays du Golfe, de la France et du Royaume-Uni.

Constituée près de 20 mois après le début du conflit, cette formation est considérée par de nombreux acteurs internationaux comme vouée à l’échec.

Noter
0