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LIBYE / EGYPTE

Ahmed Kadhaf al-Dam, cousin de Kadhafi, jugé pour meurtre au Caire

Et l’on reparle de Mouammar Kadhafi… ou, plutôt, d’un de ses proches, « très proche » même. Ahmed Kadhaf al-Dam, cousin du défunt dirigeant libyen, doit comparaître, mardi 13 août, devant un tribunal du Caire pour tentative d’assassinat. Une accusation douce tant que l’affaire reste égyptienne et qu’il n’est pas question d’extradition vers la Libye voisine.

Ahmed Kadhaf al-Dam face à la justice égyptienne (crédit: capture d'écran Al Qarra TV)

Tentative d’assassinat, possession illégale d’armes et de munitions, résistance aux forces de l’ordre… Voici les faits dont doit répondre, mardi 13 août, Ahmed Kadhaf al-Dam, cousin de "feu" Mouammar Kadhafi. Des faits "mineurs" au regard du palmarès de l’ancien bras droit du dirigeant libyen.

Une arrestation musclée

Le 19 mars 2013, à la demande d’Interpol, le cousin du chef libyen a été arrêté au Caire. Lors de son arrestation, il a tiré sur l’un des policiers, le blessant par balle. C’est de ces faits qu’il doit répondre devant un tribunal égyptien.

Mais la demande d’arrestation par Interpol avait d’autres motivations. Ancien coordinateur des relations entre Tripoli et Le Caire, Ahmed Kadhaf al-Dam est accusé par les nouvelles autorités libyennes de complicité dans les crimes commis par le régime de l’ancien guide libyen.

Sa démission de toutes fonctions officielles et son départ pour Le Caire fin février 2011, pour dénoncer la gestion de la crise par son cousin, ne constituent pas aux yeux des autorités de Tripoli des circonstances atténuantes.

Tout sauf l’extradition

S’il comparaît aujourd’hui devant des juges, Ahmed Kadhaf al-Dam a remporté une première bataille – vitale sans doute. Le 3 avril dernier, un tribunal égyptien a ordonné de clore la procédure d’extradition vers la Libye qui le visait.

Pour échapper à cette extradition, probablement synonyme de mort, Ahmed Kadhaf al-Dam avait demandé qu’on lui fournisse un papier prouvant qu’il était d’origine égyptienne. Il affirme, en effet, que ses parents avaient la citoyenneté égyptienne et qu’il est né dans la province de Bouhaira au nord de l’Egypte. Des arguments suffisants, selon lui, pour qu’il ne puisse être renvoyé en Libye.

La justice égyptienne lui a, sur ce point, donné raison. Sera-t-elle aussi clémente pour juger des faits intervenus lors de l’arrestation d’Ahmed Kadhaf al-Dam ? Rien n’est moins sûr.

Le sort peu enviable d’un autre cousin de Kadhafi

Un autre cousin de Mouammar Kadhafi n’a pas eu la même "chance" qu’Ahmed Kadhaf al-Dam…

Mercredi 31 juillet, Ahmed Ibrahim, cousin, lui aussi, de Mouammar Kadhafi, considéré comme le penseur du régime dictatorial libyen a été condamné à mort par un tribunal de Misrata pour son rôle dans la répression meurtrière de la rébellion en 2011.

Ahmed Ibrahim faisait partie du convoi de Mouammar Kadhafi qui avait été bombardé par l’OTAN alors qu’il tentait de fuir la ville de Syrte. Ministre dans les années 80, il avait été par la suite vice-président du Congrès général du peuple, l’ancien parlement.

Détenu à Misrata depuis son arrestation en octobre 2011, il devrait être fusillé. Quatre autres accusés du même procès ont été condamnés au même sort.

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