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Médias

La presse divisée sur la reproduction des dessins de Charlie Hebdo

Des caricatures de Charlie Hebdo ont été reprises par les journaux pour marquer leur solidarité avec l'hebdomadaire, mais certains ont refusé de diffuser les dessins visant l'islam.

Capture d'acran de la page du Telegraph qui a redimensionné une photo de Charb pour éviter de montrer la caricature.

Publier ou ne pas publier d’images du prophète Mahomet ? Reprendre ou flouter les caricatures de Charlie Hebdo ? Résister ou céder face à la peur ? Tel a été le dilemme des rédactions françaises et étrangères au lendemain de la fusillade qui a fait douze morts dans les locaux de Charlie Hebdo.

Les médias divisés en France…

En France, les journaux ont fait des choix divergents, Le Figaro ne reproduisant aucun dessin, L'Humanité republiant la dernière une de l'hedbomadaire, Le Parisien diffusant également plusieurs caricatures du journal satirique.

… Mais aussi dans le monde

En Suède, où le dessinateur Lars Vilks est menacé de mort depuis qu'il a publié en 2007 un dessin représentant Mahomet sous les traits d'un chien, le journal Expressen a republié le dernier tweet de Charlie Hebdo moquant le chef du groupe Etat islamique Abou Bakr al Baghdadi.

Au Québec, c'est unanimement que les quotidiens francophones dont le Journal de Montréal, 24 Heures ou Le Devoir, ont décidé de publier une caricature de Mahomet par Charlie Hebdo "afin de démontrer leur appui aux principes fondamentaux de la liberté d'expression".

En Grande-Bretagne, en revanche, aucun titre national n'a reproduit de caricatures visant l'islam. La plupart des médias anglo-saxons ont volontairement masqué les caricatures de Mohamet lors du traitement de l'attentat de Charlie Hebdo.

Les grands médias américains ont également choisi de ne pas reproduire les dessins controversés, à l'exception du Washington Post qui publie le dessin des cent coups de fouet dans ses pages débat. Le New York Times explique que ses règles déontologiques internes lui interdisent de publier des images qui visent délibérément à froisser des sensibilités religieuses.

Source Reuters

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