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La Russie s’est immiscée dans le référendum sur le Brexit

Plus de 150 000 comptes Twitter basés en Russie ont massivement tweeté des messages et des fakes news pro-Brexit durant la campagne du référendum, d'après une enquête britannique.

Une récente enquête anglaise révèle que des hackers russes sont intervenus dans la campagne du référendum sur la sortie de l’Union européenne. Pas moins de 45 000 tweets "pro" Brexit auraient ainsi été postés en l'espace de 48 heures pendant le référendum l'année dernière sur la sortie de l'UE. Au total, durant toute la campagne, c’est pas moins de 150 000 comptes twitter basés en Russie qui auraient bombardé les usagers de messages anti-européens.

"Une quantité massive de tweet russes a été créée quelques jours avant le jour du vote, pour culminer pendant les votes et les résultats pour ensuite retomber immédiatement après" souligne l’étude. Ces comptes avaient tous auparavant publié sur des problèmes liés à la politique du Krelin, comme l'annexion de la Crimée par la Russie. Si la plupart prônaient le Brexit, certains défendaient l’Union européenne (UE), ce qui accrédite une volonté de semer la zizanie et d’accroître les tensions.

Pour le député conservateur Damian Collins, qui préside la Commission dédiée au numérique, à la culture, aux médias et au sport, l'enquête est "la preuve la plus significative jusqu'à présent de l'ingérence de la Russie par les réseaux sociaux sur le référendum du Brexit" Il ajoute : "Le contenu publié et encouragé par ces comptes est à l'évidence conçu pour accroître les tensions au sein du pays et discréditer notre processus démocratique. J'ai bien peur que ce ne soit que la partie visible de l'iceberg"

"Je peux confirmer que les interférences russes, constatées par le NCSC au cours de l’année dernière, incluent des attaques contre les médias, les secteurs de la télécommunication et de l’énergie britannique", a annoncé Ciaran Martin, directeur du National Cyber Security centre (NCSC), une branche du Government Communications Head Quarters britannique. "La Russie cherche à éroder le système international. C’est désormais clair. […] L’ordre international tel que nous le connaissons risque d’être affaibli"

Lundi soir, lors d’une intervention inattendue, la première ministre Theresa May, accusé la Russie d'utiliser les "fake news et des images "photoshoppées" pour "semer la discorde" et "saper nos institutions". Et d’avertir : "Nous savons ce que vous faites. Et vous n’y arriverez pas"

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