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DES RÉFORMES

Le Sénégal se soulève contre les violences conjugales

Le nouveau Premier ministre sénégalais est une femme et elle est fermement décidé à marquer son mandat par la lutte contre les violences faites envers les femmes. Les violences conjugales ne seront désormais plus tolérées et un grand plan d'action global est désormais en place.

Le Premier ministre Aminata Touré, a exprimé la ferme volonté de son gouvernement de combattre les violences faites aux femmes. Photo : dorothy.voorhees/Flickr / cc

Le gouvernement sénégalais s’est engagé, la mission est désormais actée. Le 19 septembre dernier, lors d’un atelier sur la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre, la nouvelle Premier ministre du Sénégal, Aminata Touré a confirmé son engagement de mettre tout en œuvre pour punir les actes de violence envers les femmes.

Enrayer définitivement les violences faites aux femmes

Le journal Sud Quotidien s’est fait le témoin de ce pas fait en faveur de la justice sociale au Sénégal. Aminata Touré, celle qu’on appelle aussi « Mimi », ne tolèrera « aucune forme de violence à l’égard des femmes quel qu’en soit la cause, le mobile ».

« La loi s’appliquera dans toute sa rigueur à tous les auteurs de violences exercées à l’encontre des femmes et des filles », confie encore le chef du gouvernement du président Macky Sall, à Sud Quotidien.

Le plan du Sénégal pour entamer cette lutte est simple et devrait normalement suivre les programmes des Nations Unies établis en ce sens.

Seront désormais adoptées les « procédures opérationnelles standard » (POS) qui ont été élaborées par ONU-Femmes, le Fonds des Nations Unies pour la Population (Unfpa), l’Unicef et plusieurs autres ONG.

Procédures opérationnelles standard

Ces procédures opérationnelles standard visent à « délimiter les rôles et les responsabilités de chaque acteur en matière de prévention et de réponses aux violences basés sur le genre, d'obtenir le consentement de la survivante pour la communication sécurisée des informations sécurisées sur son cas », explique Sud Quotidien.

Ce document et ce processus impliquent donc tant « les victimes », que « les survivantes et les communautés dans la formulation des programmes » et « garantie également la sécurité, la confidentialité et la non-discrimination dans toutes les interactions avec les survivantes et les victimes dans tous les services qui les seront fournis ».

Des délais de prescription allongés

Lors de cette réunion, était également présent le ministre de la Justice qui a annoncé la mise en place d’un nouveau dispositif de procédures pénales permettant de repousser le délai de prescription à la majorité des femmes afin de permettre aux femmes violées durant leur enfance et qui ont toujours souhaité se taire, de changer d’avis sans être bloquées par les délais de prescription.

« On va impliquer davantage les gendarmeries et les brigades de police dans les dépositions. Il s'agit là de mettre le dispositif judiciaire au service des femmes et faciliter les plaintes qu'elles peuvent faire. La plupart du temps ces plaintes ne vont pas jusqu'aux bout, si bien que les femmes ont une double peine de se sentir violentés et d'être incapables de poursuivre les fautifs », a encore annoncé le Garde des sceaux au cours de cette réunion.

> Lu sur Sud Quotidien

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