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INTERNATIONAL

VIDEO. L'État islamique exécute 21 chrétiens égyptiens

Le groupe terroriste a mis en ligne une vidéo macabre montrant la décapitation d'Égyptiens coptes. L'Égypte a aussitôt répliqué en bombardant les positions de l'EI à la frontière avec la Libye.

L'Etat islamique lors du meurtre de plusieurs otages. Crédits photo : aradaphotography / Shutterstock.com

L'État islamique a mis en ligne dimanche une vidéo macabre montrant la décapitation de 21 chrétiens égyptiens enlevés récemment en Libye. Un porte-parole de l'Église copte a confirmé que les fidèles qui avaient été enlevés récemment par les djihadistes étaient morts. Sur les images, des activistes vêtus de noirs conduisent leurs prisonniers habillés de combinaisons orange jusqu'à une plage. Là, ils les obligent à s'agenouiller et procèdent aux meutres.


L'Égypte bombarde des positions de l'État... par 6MEDIAS

"La sécurité n'est qu'un vain espoir"

Avant les exécutions, l'un des activistes armé d'un couteau déclare: "pour vous les croisés, la sécurité n'est qu'un vain espoir". Un homme déclare en anglais : "Aujourd'hui, nous sommes au sud de Rome, sur la terre islamique de Libye, nous envoyons un message aux croisés. Cette mer dans laquelle vous avez jeté le corps du cheikh Oussama Ben Laden, nous jurons de la remplir avec votre sang". Sur les réseaux sociaux, une légende, ajoutée aux images du massacre, indique: "les partisans de la croix, les fidèles de l'église égyptienne hostile".

L'Égypte bombarde de l'EI

Dans une allocution à la télévision, le président égyptien Abdel Fattah al Sissi s'est montré déterminé à "répliquer de la manière et au moment adéquats", affirmant que son pays  choisirait "les moyens nécessaires et le moment pour venger ces exécutions criminelles". De fait, l'armée de l'air nationale a bombardé tôt dans la matinée de lundi 16 février des positions de l'État islamique en Libye. L'opération égyptienne visait des camps, des sites d'entraînement et des arsenaux de l'EI situés à proximité de la frontière.

L'Église copte a dit avoir confiance dans la volonté du gouvernement de traduire devant la justice les auteurs de ces exécutions. Al Azhar, le centre d'études islamiques d'Égypte, a affirmé qu'aucune religion ne pouvait accepter de tels actes "barbares". Le Parlement libyen a déploré "un acte terroriste" affirmant que ces "opérations n'affecteront pas les relations" entre les deux voisins. 

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