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Melania Trump s’oppose à la politique de séparation parents-enfants aux Etats-Unis

La Première dame américaine, Melania Trump, a vivement critiqué le politique qui sépare les enfants de leurs parents sans papiers, appelant à un accord bipartisan au Congrès pour réformer les lois en matière d'immigration.

La discrète Première dame américaine est sortie dimanche de sa réserve pour s'insurger contre la politique de tolérance zéro migratoire du gouvernement américain, responsable de la séparation des parents sans-papiers et de leurs enfants. "Madame Trump déteste voir des enfants séparés de leur famille et espère que les deux camps du Congrès pourront enfin tomber d'accord pour faire aboutir une réforme réussie de l'immigration", a affirmé à CNN la directrice de la communication de la Première dame, Stephanie Grisham. "Elle pense que le pays doit respecter la loi mais doit aussi être gouverné avec cœur", a-t-elle ajouté.

Le rythme de ces séparations s'est nettement accéléré début mai, lorsque le secrétaire d’état à la Justice Jeff Sessions a annoncé que tous les migrants passant illégalement la frontière seraient arrêtés, qu'ils soient accompagnés de mineurs ou pas. Face au tollé, le président Trump accuse les démocrates d'être responsables de cette situation - une accusation sans fondement. Pour y remédier, il appelle à un soutien trans-partisan à son projet réforme de fond du cadre légal de l'immigration. Cette dernière patine depuis des mois au Congrès.

"En tant que mère, en tant que catholique, en tant que personne qui a une conscience, je peux vous dire que personne n’aime cette politique. Vous avez vu le président à la télévision, il veut y mettre fin", a commenté la conseillère à la Maison blanche Kelyanne Conway. "Mais il existe une loi depuis longtemps, qui dit que c’est un crime d’entrer illégalement dans ce pays. Alors s’ils n’aiment pas cette loi, il faut la changer" Trump semble donc vouloir rendre la situation insupportable pour ensuite imposer à l’opposition une réforme incluant plusieurs de ses promesses de campagne.

De fait, deux textes coexistent actuellement : le premier, lancé par l’aile dure du parti républicain, et se montre intransigeant ; l'autre tente de réconcilier modérés et conservateurs. Il inclut toutefois l’enveloppe de 25 milliards de dollars pour construire un mur à la frontière mexicaine, comme l’a promis Donald Trump.

Depuis mi-avril, 2.000 enfants ont été séparés de leurs parents, arrêtés pour être entrés illégalement aux Etats-Unis d’après les chiffres de la maison blanche.

 

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