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Nouveau mode de scrutin en Italie pour faciliter la stabilité politique

Le Parlement italien a adopté un texte pour mettre un terme à l’instabilité politique chronique du pays en modifiant les règles de scrutin. Cette réforme électorale en Italie a fait l'objet de 10 ans de débats houleux.

La nouvelle loi qui divise le pays établit que si un parti dépasse 40 % des suffrages au niveau national, il raflera 340 des 630 sièges de la Chambre, le reste étant distribué entre les formations ayant dépassé 3 %. Si aucune d’elles n’obtient 40 % des voix, un deuxième tour sera organisé entre les deux arrivées en tête pour déterminer qui empochera la prime majoritaire.

Soixante-deux gouvernements se sont succédé en Italie depuis 1945 (soit une durée de vie moyenne de 361 jours). Matteo Renzi a voulu mettre aux crises politiques chroniques, aux gouvernements susceptibles de tomber à chaque nouvelle loi et aux coalitions bancales indispensables jusqu’à présent pour gouverner.

L’opposition hurle à la "fin de la démocratie", avec le soutien de l’aile gauche du parti démocrate (il y a une cinquantaine d’élus frondeurs) qui dénoncent une "dérive autoritaire."

A l’issue de l’ultime vote de confiance qu’il a emporté avec une majorité de 334 voix sur 630, lundi soir, à la Chambre des députés, Matteo Renzi devrait sortir renforcé de ce test majeur qui doit lui garantir les pleins pouvoirs jusqu’en 2018 - date des prochaines législatives.
 

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