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STATE OF UNION

Barack Obama accusé de vouloir appliquer la « lutte des classes »

Barack Obama a invité mardi la majorité républicaine du Congrès américain à soutenir ses efforts visant à améliorer le sort des classes moyennes, s'attirant les foudres des sénateurs.

Barack Obama (Crédit : LaMarr McDaniel / Shutterstock.com)
Barack Obama (Crédit : LaMarr McDaniel / Shutterstock.com)

Barack Obama a invité mardi la majorité républicaine du Congrès américain à remiser "le schéma écul" d'une politique de la confrontation, l'invitant à soutenir ses efforts visant à améliorer le sort des classes moyennes, via un relèvement de la fiscalité sur les plus riches et des accords commerciaux.

"Dignité élémentaire de chacun"

"Et si nous faisions quelque chose de différent ? Une meilleure politique où l'on se préoccupe de la dignité élémentaire de chacun d'entre nous et pas de nos peurs primaires", a dit le président américain lors de son traditionnel discours annuel sur l' "tat de l'Union".

S'adressant au Congrès pour la première fois depuis que les républicains se sont emparés du Sénat lors des élections de mi-mandat de novembre, Barack Obama a clairement laissé entendre qu'il ne se laisserait pas faire par ses opposants en politique, les exhortant à participer à un débat sur l'avenir, "sans que nous ne nous diabolisions".

Nombre de propositions énumérées dans le discours télévisé Barack Obama, si elles sont plébiscitées par nombre d'Américains, risquent toutefois de ne pas voir le jour étant donné l'opposition républicaine.

Chômage au plus bas

Le président américain a revendiqué le rebond de l'économie américaine, avec un taux de chômage revenu à 5,6 %, ajoutant que le moment était venu de tourner la page" de la récession et des guerres.
Le président américain a proposé aux élus du Congrès, majoritairement républicain depuis novembre, 320 milliards de dollars (276 milliards d'euros) de hausses d'impôts sur 10 ans, visant en particulier les plus aisés et la finance.

"Lutte des classes" !

Le Grand "Old Party" n'a pas l'intention d'accepter la moindre hausse d'impôt et il entend au contraire combattre les projets de la Maison blanche.

"Ce plan semble axé sur la redistribution, non sans compliquer les choses, et sur la lutte des classes, la promotion des créations d'emploi dans les petites entreprises, que sur la réforme fiscale", a martelé un sénateur républicain. Mais Barack Obama entend bien de son côté soutenir ceux qui n'ont pas pu monter dans le wagon de la reprise économique après la crise financière de 2008.

Président populaire

Des études d'opinion montrent un rebond de la popularité du président, avec notamment près d'un Américain sur deux qui approuve sa politique économique, un niveau sans précédent depuis son arrivée dans le bureau ovale.

Usage de la force contre EI

En matière de politique étrangère, Barack Obama a invité les élus du Congrès à voter une nouveau texte autorisant l'usage de la force contre les militants de l'Etat islamique, tout en les priant de ne pas se précipiter pour prendre de nouvelles sanctions contre l'Iran liées au programme nucléaire du pays.

France-USA

Le président américain a dit s'être entretenu avec François Hollande pour évoquer à la fois l'enquête liée aux récents attentats mortels à Paris et la manière de favoriser la tenue d'élections pacifiques au Nigeria, pays sous la menace de Boko Haram.

 

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