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MOUVEMENTS DE COLÈRE

2013, l’année où les partenaires sociaux ont été court-circuités

Tout a commencé, en septembre 2012, par le réveil des « pigeons ». Craignant que l'alignement de la taxation du capital sur celle du revenu, prévue par le Budget 2013, ne décourage ceux qui voudraient monter leur entreprise, des entrepreneurs ont choisi de fédérer leur contestation sur les réseaux sociaux pour alerter les médias. Depuis, de nombreux mouvements se sont levés pour dénoncer la fiscalité ou pour revendiquer le droit à travailler le dimanche.

Le bonnet rouge, symbole de la lutte bretonne contre l'écotaxe, a fait son apparition fin octobre © Barbara Viollet

La liste est longue des mouvements de contestation qui n’ont pas attendu les syndicats pour faire entendre leur colère : le collectif des "dindons" pour la refondation de l'école ; celui des frontaliers qui "ne veulent pas se faire plumer" ; celui des employés à domicile ; mais aussi les "abeilles" qui regroupent des salariés de compagnies d'assurance, d'entreprises de courtages et de mutuelles ; les "moutons" qui dénoncent une hausse de leurs cotisations pour le Régime social des indépendants (RSI) ; ou encore les "Tondus", petits entrepreneurs qui ont décidé de ne plus payer leurs charges patronales.

Parmi eux, on retiendra cette année :

Les Bricoleurs du Dimanche

Frappés par la justice d'une interdiction de travail dominical, Castorama et Leroy Merlin avaient choisi de continuer à ouvrir certains de leurs magasins en Ile-de-France, et ce malgré la menace d'une astreinte de 120 000 euros par magasin et par dimanche ouvert. 

Les Bonnets rouges

Le bonnet rouge, symbole de la lutte bretonne contre l'écotaxe, a fait son apparition fin octobre. 

Les autoentrepreneurs

La mobilisation des "Poussins" (#pioupiou sur Twitter), ces auto-entrepreneurs farouchement opposés à tout projet de loi qui viendrait détricoter le statut d'auto-entrepreneuriat en France, a connu un succès certain cet été.

Les artisans "sacrifiés"

Les artisans et commerçants, qui se sentant menacés de disparaître sous le poids grandissant des prélèvements sociaux et fiscaux ont lancé mercredi 13 novembre une campagne pour appeler les Français à défendre leurs entreprises de proximité. Le mouvement, lancé sur Internet par l’organisation patronale des artisans et commerçants, indique avoir collecté 50 000 signatures en une journée. 

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