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POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE

Adoption de la loi écologiste sur les ondes: une première petite victoire

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La proposition de la loi pour limiter l’exposition aux ondes électromagnétiques de la députée EELV Laurence Abeille a été adoptée hier soir à l’Assemblée nationale. Une première étape dont se félicite sa collègue au Parlement européen Michèle Rivasi.

A l’heure où les manifestations se multiplient localement (voir par exemple à Privas en Ardèche il y a quelques jours) pour protester contre la pollution électromagnétique et l’implantation d’antennes relais, c’est une très bonne chose que cette loi ait été adoptée. Bien évidemment, la première version de ce texte allait plus loin (demandant l’application du principe de précaution) mais il faut se réjouir des avancées sur ce dossier sensible. Les maires n’auront toujours pas la compétence pour décider de l’implantation des antennes relais sur le territoire de leur commune, mais pourront au moins gérer la concertation et l’information en amont avec les opérateurs de téléphonie mobile et les riverains, et demander des simulations avant et après implantation de l’antenne. Autre point positif, les députés ont interdit l’installation de boîtiers wifi dans les crèches et garderies, mais pas dans les écoles maternelles comme nous le souhaitions, ce qui est donc regrettable.

En ce qui concerne les personnes électrohypersensibles, ces personnes qui sont aujourd’hui exclues de la société en raison de leur intolérance aux ondes, la proposition de loi demande au gouvernement un rapport sur leur situation. Sans attendre la publication de ce rapport, j’ai initié avec l’aide d’élus locaux et d’associations d’EHS la création d’une zone à "très faible rayonnement électromagnétique, appelé zone blanche" à Saint-Julien-en-Beauchêne, dans les Hautes-Alpes. Ce projet a fait l’objet d’un diagnostic des niveaux d’exposition par la Commission de recherche et d’information indépendantes sur les rayonnements électromagnétiques (Criirem), qui montre des niveaux d’exposition équivalent aux seuils de détection des appareils de mesures. Ce site permettra d’accueillir une trentaine de personnes pour une durée limitée afin qu’elles puissent se ressourcer à l’écart de toute pollution électromagnétique (1). N’attendons pas que le nombre de malades augmente pour agir et offrir aux citoyens un environnement plus sain".

Pour en savoir plus :

(1)Les personnes électrohypersensibles pourront ainsi être suivies par une équipe médicale appropriée, en lien avec l’Anses (Agence nationale de sécurité sanitaire), ce qui permettra d’avoir un suivi, de mieux comprendre ce qu’est l’électrohypersensibilité (EHS) et le cas échéant de trouver des moyens pour diminuer leurs souffrances. Le site choisi pourrait voir le jour dans deux ou trois ans, car il nécessite au préalable des aménagements, notamment l’enfouissement d’une ligne électrique et d’un transformateur, ainsi que l’installation d’un chauffage au gaz pour les personnes intolérantes aux émissions d’ondes électriques. Pour la concrétisation de ce projet, des financements publics (collectivités locales, Etat et Europe) seront nécessaire et pourquoi pas d’une souscription citoyenne.

Les personnalités engagées dans ce projet demandent à l’Etat de soutenir ce genre d’initiative car il devient de plus en plus difficile de trouver des zones vierges de toutes ondes en France. Or, chaque jour, de nouvelles personnes sont reconnues électrohypersensibles par les maisons départementales des personnes handicapées et ne peuvent plus continuer à vivre normalement (sensations de brûlures à la tête, vertiges, incapacité à la concentration, sommeil perturbé, etc.).

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