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Réévaluation à la hausse du préjudice du parlement européen dans l’affaire des emplois fictifs du FN

Le Parlement européen a réévalué à la hausse la somme que pourrait avoir détourné le Front national via ses assistants parlementaires à près de 7 millions d’euros.

Le Front national fait l’objet de poursuites par les juridictions européennes pour "abus de confiance", "recel", "escroquerie en bande organisée", "travail dissimul" et "faux et usage de faux" dans une affaire d’emplois fictifs. Le parti nationaliste aurait recruté des assistants parlementaires pour ses élus européens, rétribués par Bruxelles, alors que ceux-ci travaillaient en fait pour le compte de la formation lepeniste en France, sur d’autres missions.

Au départ, le préjudice était évalué à un peu moins de 5 millions d'euros. Mais les juges Claire Thépaut et Renaud Van Ruymbeke ont élargi l'instruction à la période qui court de juillet 2009 à la fin de l'année 2012. Cela a provoqué une réévaluation du préjudice d'un peu plus de 1,8 million d'euros – pour un total d’environ 7 millions d’euros. Cette téévaluation a été permise par les aveux de Charles Van Houtte, l 'administrateur au Parlement du groupe Europe des nations et des libertés, une coalition créée par Marine Le Pen en 2015.

Réagissant sur Twitter, la dirigeante du FN s’est déclarée victime d’une nouvelle "persécution". "L'acharnement dont je suis victime et dont l'objectif est d'abattre la seule opposition au Système commence à devenir voyant", a-t-elle poursuivi.

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