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E-COMMERCE

Soldes: 70% des internautes français feront leurs courses sur le web

À l’occasion des soldes d’hiver, la Fevad (Fédération du e-commerce et de la vente à distance) a publié les résultats d’une enquête réalisée par l’institut CSA sur les intentions d’achats des internautes français. Et il semblerait que l’essor des smartphones et des tablettes encouragerait les consommateurs à faires leurs bonnes affaires sur Internet.

Photo : Rodriago/Flickr cc.

Files d’attente interminables devant les cabines d’essayage ou à la caisse, effervescence et bousculades dans les magasins… Nombreux sont les Français qui cette année préfèreront rester chez eux pour dénicher leurs bonnes affaires à l’occasion des soldes d’hiver. En effet, selon une étude réalisée par la Fédération de l'e-commerce et de la vente à distance, 72% des internautes français envisagent de préparer ou de faire leurs achats sur Internet cette année, contre 66% l’an dernier.

Développement des nouvelles technologies

Si 69% des internautes ont prévu de faire leurs courses derrière leur écran d’ordinateur, les Français seront plus nombreux que l’an dernier à faire les soldes à partir de leur smartphone ou de leur tablette. 28% des internautes utiliseront leurs smartphones, contre 21% l’année dernière, et 21% d’entre eux feront leurs courses grâce à leur tablette, contre 13% l’an dernier.

L’utilisation de ces nouveaux équipements progresse plus vite en région parisienne, où 41% des internautes qui envisagent de faire les soldes sur la toile ont l’intention d’utiliser leur smartphone et 30% leur tablette.

Autre tendance, les nombreuses « ventes privées » de grandes marques organisées depuis début janvier pourraient affecter la fréquentation des soldes.

Des sites particulièrement prisés

Sur Internet, certains sites affichent déjà une forte croissance des ventes : le chausseur Sarenza revendiquait dès 9h une hausse de 30% de commandes, son concurrent Spartoo avançait un chiffre de « 21 paires de chaussures vendues par seconde ».

Sur Internet, la politique du « ni repris ni échangé » n'existe pas. Même en période de soldes, un achat en ligne implique un délai de rétractation de 7 jours après réception. Le ministre délégué à l'Économie sociale et solidaire Benoît Hamon souhaite même porter ce délai de rétractation à 14 jours, une durée déjà appliquée actuellement par une partie des commerçants.

Un budget cyber-soldes à 198 euros

Pour 64% des personnes interrogées par la Fevad, le budget soldes d’hiver sur Internet sera identique à celui de l’an passé, 26% dépenseront moins et 10% dépenseront plus. La part des achats en soldes réalisés sur Internet devrait rester relativement stable par rapport à l’an dernier. En moyenne, les internautes ont l’intention de dépenser 198 euros pour leurs achats en soldes sur Internet, soit 10 euros de plus que l’an dernier.

Mais en règle générale, le budget moyen dépensé par les Français pendant ces soldes devrait être au plus haut depuis trois ans avec un taux moyen de dépense envisagé de 234 euros, contre 221 euros en janvier 2012, indique BVA.

Les magasins ne seront pas délaissés pour autant

Les Français n’ont pas pour autant l’intention de bouder les magasins. Selon un sondage BVA pour Les Échos, deux tiers des Français (66%) affirment avoir l'intention de profiter des soldes pour faire des affaires, soit 5 points de plus que l'an dernier. « Janvier 2013 devrait être un très bon millésime en termes de montants de dépenses pour ces soldes », a ainsi indiqué l'institut de sondage.

Parmi ceux qui ne feront pas les soldes, 22 % expliquent qu'ils n'en ont pas besoin, et 15 % y renoncent faute d'économies suffisantes, selon un autre sondage réalisé par Harris Interactive pour le site de chaussures Sarenza

Informations pratiques

L’enquête, réalisée par la Fevad, a été faite en ligne du 26 décembre 2012 au 2 janvier 2013 auprès d’un échantillon représentatif de 1005 internautes français de 18-75 ans constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, CSP, Région, Composition du foyer, achat en ligne). Les résultats sont redressés à partir d’une étude de cadrage téléphonique.

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