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«Frankenburger»: le steak in vitro est-il la viande du futur?

Après six semaines de travail en laboratoire, le scientifique néerlandais Mark Post a présenté, lundi 5 août, le premier steak conçu à partir de cellules souches de muscles de boeuf. Cette technique, plus écologique que l'élevage de bétail, pourrait permettre de prévenir une crise alimentaire d'ici à quelques décennies.

Photo: capture d'écran DR HOTHDTV1/ YouTube

Le premier steak crée intégralement en laboratoire

Le premier steak haché créé in vitro, à partir de cellules souches de muscle bovin, a été présenté lundi 5 août, à Londres, devant les caméras, et a été dégusté par Hanni Rützler, une Autrichienne "consultante en tendances culinaires", qui a décrit le goût comme"intense ". C'est "proche de la viande, ça manque de jus, mais la cohérence est parfaite" a-t-elle encore expliqué.

L’autre volontaire, un écrivain américain auteur des Goûts de demain a, pour sa part, estimé que "la consistance [était] parfaite, même s’il manque un peu de sel et de poivre".

Six semaines de travail en laboratoire

Pour créer ce steak de synthèse, le biologiste Mark Post a travaillé six semaines en laboratoire avec son équipe, à partir de cellules souches de vache: "Je pense que c’est un très bon début. Nous avons prouvé que nous étions capables de réaliser ce genre d’aliment. J’en suis très heureux" s’est-il réjouit à la fin de la dégustation.

Viande in vitro: un moyen d'éviter une crise alimentaire ?

Alors que 9 milliards de personnes devront être nourries - chaque jour - dans le monde en 2030, selon l’organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture (FAO), la production de viande in vitro pourrait permettre d'éviter une catastrophe alimentaire. Contrairement à l'élevage de bétail,  qui nécessite de grandes ressources alimentaires et beaucoup d'espace, cette technique a également l'avantage d'être plus écologique. Reste la question du prix: 250 000 euros pour un steak de 142 grammes... une addition salée.

Des insectes dans notre assiette

En mai dernier, l’organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture a lancé un programme pour inciter à l'élevage et à la consommation d'insectes comestibles, une pratique appelée "entomophagie". Scorpions, vers, punaises, grillons, scarabées…ces petites bêtes riches en protéines, très nutritives, seraient en plus  écologiques. Plus de 2,5 milliards de personnes en consomment en Asie, en Afrique et en Amérique latine.

>> Lire l'article sur Les insectes, nourriture du futur?  

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