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GRECE

Syriza : le monde prudent face l’arrivée au pouvoir d’Alexis Tsipras

Bruxelles, le FMI, l’Allemagne, le Royaume Uni et la France ont réagi ce lundi à l’élection du parti de gauche radicale lors des législatives de ce dimanche.

Mario Draghi (Crédit : Mykhaylo Palinchak / Shutterstock.com)
Mario Draghi (Crédit : Mykhaylo Palinchak / Shutterstock.com)

Face à l’arrivée au pouvoir, dimanche lors des législatives grecques, de Syriza et de son leader Alexis Tsipras, les dirigeants européens ont rappelé qu'Athènes devait  respecter les termes de l'engagement pris dans le cadre du sauvetage financier de 240 milliards d'euros. Cette question sera au centre des discussions des ministres des Finances, qui seront réunis ce lundi à Bruxelles.

Les pourparlers de la "troïka" (BCE, Commission européenne, FMI) devraient porter avant tout sur les conditions du remboursement de la dette publique grecque, qui atteint quelque 320 milliards d'euros, soit plus de 175 % du PIB grec.

"Stabilité de la zone euro"

L’Allemagne, dont le président de la Bundesbank, Jens Weidmann, confirme que "les négociations ont déjà commenc".

François Hollande a pour sa part félicité le leader politique grec Tsipras, tout en rappelant la nécessaire coopération entre Paris et Athènes "au service de la croissance et de la stabilité de la zone euro".

Le Premier ministre britannique David Cameron a réagi en estimant que le succès de la gauche radicale en Grèce constituait un facteur d'incertitude économique pour l'ensemble de l'Europe.

L’UMP prudente

L'UMP, qui "prend acte du choix fait par le peuple grec", a adressé à la nouvelle majorité ses vœux de succès", a estimé Pierre Lellouche, le délégué général aux Relations internationales de l’UMP.

Et d'ajouter : "Il appartiendra au prochain Premier ministre grec de clarifier les choix de son gouvernement, s'agissant de la nécessaire maîtrise de ses comptes publics comme du respect des engagements européens et internationaux de la Grèce". "L'UMP est convaincue que le nouveau gouvernement grec agira conformément au choix européen fondamental qui est celui du peuple grec".

"C'est un grand soir démocratique"

Enfin, comme attendu, plusieurs responsables de la gauche du Parti socialiste, d’EELV et du Parti de gauche se sont réjouis de l'arrivée en tête du parti de la gauche radicale Syriza, qui envoie selon eux un signal au reste de l'Europe. Jean-Luc Mélenchon, qui dit travailler en France à une alliance avec les écologistes sur le modèle de Syriza, a déclaré sur BFM TV avoir le sentiment d'un "moment historique". "C'est un grand soir démocratique", a-t-il jugé.

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