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VIOLENCES RELIGIEUSES

Xinjiang: attaque de bâtiments officiels chinois par des musulmans séparatistes

Dans la nuit du 28 au 29 juillet, des musulmans radicaux ouighours ont agressé à l’arme blanche une centaine de personnes à proximité de bâtiments officiels chinois dans un village du Xinjiang, au nord-ouest de la Chine.

Les ouighours, les musulmans de la province de Xinjiang, représentent 9 millions de la population chinoise (Photo: PeteNiesen/Shutterstock).

Un contrôle de sécurité qui tourne mal

A l’origine de l’attaque, un contrôle de sécurité ayant mal tourné. A l'occasion d’une foire commerciale dans un village, non loin de la ville de Kashgar, les contrôles avaient été renforcés. La police identifia rapidement deux individus portant des explosifs sur eux. Après l’altercation pourtant, les deux hommes ont réussi à s’échapper puis ont incité d’autres personnes à attaquer des bâtiments gouvernementaux se situant à proximité de la foire.

Plus tard, un gang armé de couteaux a attaqué un poste de police et des bâtiments officiels. Les victimes étaient  des Ouigours - musulmans - et des Hans, l’ethnie majoritaire dans le pays. Les autorités chinoises ont attribué ces crimes à des militants islamistes qui souhaiteraient l’établissement d’un Etat indépendant du Turkestan oriental.

En mai dernier, c’était dans un marché d’Urumqui, la capitale du Xinjiang, qu’un attentat avait été perpétré, causant la mort de 43 personnes.

Des attentats-suicides et des armes blanches

9 millions de musulmans vivent dans cette immense région et une majorité reste opposée à la tutelle de Pékin. Une branche radicale de la religion mène depuis des années une série d’attentats afin de créer un Etat indépendant du Turkestan oriental.

Les groupes indépendantistes ont très souvent recours aux attentats-suicides : les assaillants se mettent des explosifs autour de la taille. Mais, comme ce fut le cas lors du massacre de la gare de Kunming, le 1er mars 2014, les séparatistes attaquent à l’arme blanche. Dans les deux cas, les attaques sont perpétrées indifféremment envers la population Han ou envers les Ouighours, le but étant de toucher un maximum de victimes.

Ces attentats sont survenus le soir de l’Aid el-Flitr et font écho à l’interdiction d’observer le jeûne du Ramadan imposée à la population ouighour. Ainsi, des associations de défense des droits de l’Homme considèrent que ces attaques kamikazes sont essentiellement dues à la politique restrictive de liberté que mène Pekin à l’encontre de la population ouighours du Xinjiang.

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